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GOULIMINE
Elle est bien nostalgique,
la porte du désert qui fit rêver pendant
plusieurs siècles. Avec ses blocs de béton
rouge posés sous une kasba en ruines, cette
bourgade administrative, autrefois important
centre caravanier où se préparaient les
croisières des sables vers Tombouctou, n'offre
plus aucun caractère particulier. Depuis
la récupération des territoires sahariens,
elle a perdu son animation, pourtant des
plus intense, les jours de souk. Les nomades
chameliers, dont la présence constituait
la principale attraction, le fameux Reguibate,
les « hommes bleus» du désert, ont pratiquement
disparu. Ceux que l'on rencontre ne sont
le plus souvent que des autochtones costumés,
proposant au visiteur des articles, bijoux
et pierres, dont l'authenticité reste souvent
à démontrer...
Même le marché aux
chameaux n'est plus que l'ombre de lui-même.
Attention : l'équipement hôtelier de
Goulimine laissant nettement a désirer,
il est conseille de prendre une chambre
a Sidi lfni.
Une porte du désert. Durant neuf siecles
(du XIe au XIXe), Goulimine fut un grand
centre commercial pour les caravanes venant
de Mauritanie, du Niger ou du Sénégal. Le
sel, l'or, les riches étoffes et... les
captifs noirs y étaient vendus. Aujourd'hui,
ce marché est surtout animé par les Teknas,
dont Goulimine constitue la capitale économique.
C'est dans cette ville, et dans la vaste
région qui s'étend entre Sidi Ifni et Tarfaya,
que ces Berbères arabisés se sont le plus
sédentarisés. Au nombre de 50 000, ils continuent
à nomadiser au-delà de ces limites. Ils
commercent avec les Reguibate , les « hommes
bleus» vêtus de cotonnade indigo dont la
tête est enveloppée d'un voile noir, le
litham, qui leur masque parfois le bas du
visage. Ces nomades ont conservé de leurs
ancêtres, fondateurs de la dynastie des
Almoravides, une certaine fierté, même s'ils
tendent parfois la main après avoir été
photographiés.
Perché sur une colline, le vieux Goulimine
Se trouve un peu à l'écart de l'agglomération
moderne, en direction de la caserne militaire.
Ses ruelles en terre et Ses maisons basses
dépourvues d'électricité donnent un aperçu
de ce qu'était Goulimine au début du siècle.
La danse de la guedra
Il devient fort difficile d'assister
à la traditionnelle guedra (marmite), une
danse typique de Goulimine et de sa région,
qui tire son nom de la jarre recouverte
de peau de chèvre servant de tambour aux
musiciens. Exécutée par des femmes, elle
ne ressemble à aucune autre manifestation
du folklore marocain, mais évoque plutôt
certaines danses de l'Asie du Sud-Est.
Les mains de la danseuse sont prises
d'une sorte de frémissement qui gagne les
bras, les épaules et les hanches, jusqu'à
ce que tout le corps entre en transe. La
danse se termine lorsque la femme épuisée
tombe à la renverse, dépouillée de ses voiles
noirs.
C'est dans un vaste enclos au Sud-Ouest
de la ville (direction fléchée) que se tient
- ou plutôt Se tenait -, très tôt le samedi
matin, le marché aux chameaux. En effet,
on ne saurait dire que le monde du désert,
Ses échanges, Ses couleurs, Ses bruits revivent
ici. Les chameaux cèdent la place aux chèvres
et aux moutons. Malgré tout, il y a toujours
une foule de touristes.
Environs de Goulimine
l - L'oasis de Tbermant (direction Asrir,
situe a 11 Km Sud-est, et poursuivre tout
droit jusqu'à L'oasis). Deux heures pour
rejoindre cette oasis, longue de 7 Km et
large de 4, où vivent environ 900 familles.
Une belle architecture de terre s'y déploie
entre les palmiers. En arrivant au bout
du goudron, les sources (difficiles a trouver)
sont sur la droite à environ 1 km. Un chemin
de terre sur la gauche permet de regagner
la route de Goulimine ,en passant par l'oasis
de Taranguist.
En juillet, une grande foire aux chameaux
se tient d'ordinaire prés du village d'Asrir
(demander confirmation). Bien que le commerce
de ces animaux soit de plus en plus réduit,
manifestation rassemble à cette occasion
une population nombreuse et haute en couleur.
2 - La plage Blanche (60 km Ouest environ).
De Goulimine, on peut accéder à l'immense
et déserte plage Blanche.
Prendre la route en direction de Sidi
Ifni, puis bifurquer à gauche (S7101) vers
Laksabi et Tiséguenane. Le bitume laisse
la place à une mauvaise piste, accessible
néanmoins aux voitures de tourisme. Réputée
pour sa beauté, la plage n'est dotée d'aucune
infrastructure.
3 - Abeino (14 km Nord). Pour accéder
à ce charmant village, prendre la route
en direction de Sidi Ifni et tourner à droite
6 Km plus loin. Abeino est un lieu de détente
agréable, doté d'une source thermale (eau
à 38°C riche en phosphates) mise en valeur
grâce à deux piscines ouvertes au public.
- A voir encore dans
la région
Sidi Ifni (56 Km Nord) ; TanTan (125
km Sud-Ouest) ; Tiznit (108 Km Nord-est).
Au départ de Goulimine
De Goulimine à Laayoune (476 Km par la
P41, goudronnée sur toute sa longueur).
Goulimine constitue en général l'ultime
étape sur la route du Sud. Si on descend
au-delà, il faudra revenir par le même chemin,
il moins d'être accompagné d'un excellent
guide et de disposer d'un véhicule tout-terrain
permettant de remonter vers le Nord par
des pistes. Seuls les passionnés de désert,
de pêche ou de solitude descendront donc
vers les contrées sahariennes.
Passés les derniers contreforts des djebels
Bani et Ouarkziz, la route, parfois côtière,
traverse une contrée désertique accentuée
par la présence de sebkhas (lagunes plus
ou moins asséchées) et de dunes de sable.
Un certain nombre de pistes, anciennes voies
caravanières qui drainaient autrefois le
Sahara, y aboutissent. La route coupe ci
proximité de leur embouchure des oueds (Noun,
Dra, Seguiet el Hamra) dont les eaux n'atteignent
que très rarement l'océan.
Long de 150 Km environ, l'oued Noun draine,
au moment des gros orages, les eaux du bassin
situé au Sud Ouest de l'Anti-Atlas, entre
les oueds Massa, au Nord, et Dra, au Sud
Actuellement dénommé oued Ksabi, il était
autrefois connu sous le nom de Noul Lemta,
d'après l'importante tribu berbère des Lemtouna,
les hommes au litham (voile) qui fondèrent
la dynastie des Almoravides au XIe s. Les
terrains de parcours de cette tribu s'étendaient
depuis la basse vallée de l'oued Dra jusqu'au
cœur de la Mauritanie, dans le massif des
Adrars.
- 125 Km: Tan-Tan
- 150 Km : Tan-Tan Plage. La route court
à quelque distance de la côte, barrière
rocheuse rongée par les vagues. Plus loin,
les criques se creusent au débouché caillouteux
des oueds il sec; après avoir traversé plusieurs
autres oueds dont les embouchures accueillent
oiseaux migrateurs et flamants roses, ce
sont les lagunes salifères exploitées par
les Teknas qui apparaissent.
Plus loin, au-delà du marahout de Sidi
Lemsid, situé à proximité du Foum Agoutir,
estuaire plus profond que les autres, la
route contourne le lac salé dit sebkha Tazra
(exploitation de salines). Le caractère
saharien du paysage s'accentue avec l'apparition
de vastes dunes de sable.
- 361 Km : Tarfaya .
- 396 Km : Tah, ancien poste frontière
entre le Maroc et le Sahara espagnol, à
proximité de la sebkba du même nom; monument
Sur l’ancienne «frontière» entre le Sahara
espagnol et le Maroc.
- 476 Km : Laayoune.
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