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Kasba Tadla
Imposante citadelle, Kasba Tadla domine
la région. Sa noble architecture se détache
par la beauté de l'enceinte ocrée posée
au-dessus des méandres de l'oued Oum er
Rbia.
Kasba Tadla dans l'histoire
Le temps des luttes. La province du Tadla,
qui occupe un plateau incliné vers la haute
vallée de l'Oum er Rbia, correspond probablement
à la région du Fazaz, mentionnée par les
chroniqueurs arabes. De tout temps gens
du plateau et montagnards du Moyen Atlas
s'y sont livré des luttes assez sévères.
A l'époque almoravide (XIe et XIIe siècle),
le Tadla subit les contrecoups de l'invasion
des nomades Hilaliens.
Le temps des dynasties. Almoravides,
puis Almohades, Mérinides et Ouattassides
ont peuplé le plateau de groupes arabes
de plus en plus nombreux. Au XVIe siècle,
après s'être assurés la possession de Marrakech,
les Saadiens s'intéressent à la richesse
de cette province. Sous les Alaouites, à
la fin du XVlle siècle, les troupes chérifiennes
et les Berbères du Moyen Atlas s'y affrontent.
La citadelle et la garde noire. Moulay
Ismail (1672-1727) parvient à s'y maintenir
en édifiant en 1687, sur la rive droite
de l'Oum er Rbia, une puissante forteresse
qu'il fait protéger par un contingent de
1000 soldats soudanais, sa fameuse «garde
noire» En 1700, il confie le gouvernement
de la province à l'un de ses deux fils,
Ahmed ed Dehbi.
Chargé par son père d'agrandir la kasba
initiale, celui-ci préfère en élever une
autre plus vaste, juste à côté. Il pense
ainsi contrôler l'important débouché de
vallées du Moyen Atlas ou les révoltes berbères
sont toujours à redouter.
L'impossible pacification du Tadla. En
1818, des tribus berbères groupées sous
l'autorité d'Abou Bekr Amhaouch, défont
Moulay Slimane. Vers la fin du XIXe siècle,
Moulay el Hassan n'est pas plus heureux.
Pour se rendre de Fès à Marrakech, les mehallas
chérifiennes doivent alors éviter le Tadla,
et passer par Rabat et Dar el Beïda (Casablanca).
Visiter Kasbah Tadla
- Décrite pour la première fois par Charles
de Foucauld, la citadelle se compose de
deux enceintes séparées par les lices.
Elle abrite le palais du gouverneur impérial
- l'ancien Dar el Makhzen -, deux mosquées
et des silos.
En longeant la muraille crénelée de la
kasba, on peut gagner un jardin public près
duquel se tiennent les marchés, dominés
par une mosquée au minaret sculpté d'entrelacs.
- En contrebas de l'enceinte, un vieux
pont de pierre à 10 arches construit par
Moulay Ismail franchit l'oued Oum er Rbia.
De là, vue splendide sur la kasba d'ou se
détache un ouvrage fortifié aménagé jusqu'au
fleuve.
A voir encore dans la région Béni Mellal
(32 Km Sud)
Boujad (26 Km Nord-ouest) ;
Imilchil (136 km Sud-Est).
Au départ de Kasba Tadla
L'Atlas et le plateau des Lacs (245 km
jusqu'à Tineghir; seulement 61 Km de route
goudronnée entre Kasbah Tadla et Imilchil
; compter 3 jours pour réaliser cette liaison
hors de la période du moussem d'Imilchil.
Il ne faut espérer aucun approvisionnement
ni hébergement, prévoir tout le nécessaire
pour bivouaquer et des réserves d'eau et
d'essence. Emporter une carte détaillée
de la région ; itinéraire possible seulement
de mai Ci octobre, véhicule tout-terrain
nécessaire). Cette route traverse d'abord
une région boisée pour s'élever ensuite
vers les hauts plateaux dénudes de l'Atlas
ponctues de lacs. Ces vastes espaces d'altitude
parcourus au printemps et en été par les
troupeaux offrent des paysages arides éclairés
du miroitement des lacs. En longeant les
vallées cultivées et parées de beaux villages
de terre on passe insensiblement de l'Atlas
Atlantique à l'Atlas saharien, plus encaissé
et tourmenté, pour descendre sur Tineghir
à travers les imposantes gorges du Todgha.
22 Km : prendre à droite la 1901 vers
El Ksiba.
29 Km : El Ksiha. Adossé à la montagne
à l'entrée d'un magnifique vallon planté
de noyers, d'orangers, d'oliviers, d'abricotierS
etc., El Ksiba est un gros bourg plein de
charme qui mérite une halte, de préférence
le dimanche, jour du marché.
39 Km : col du Tizi n.Aït Ouirra.
Après celui-ci, la route en corniche
descend dans la vallée de l'oued Drent,
offrant des vues magnifiques.
56 Km : Naour. On s'élève au-delà dans
une forêt de chêues verts.
68 Km: col du Tizi n-Har.
75 Km : à hauteur du village de Tizi
n-I8Iy, laisser droit devant la route d'Aghbala
et suivre à droite la piste 1903, encore
asphaltée sur 15 Km mais qui devient par
la suite très cassante.
88 Km : Cherket, village à 1 630 m d'altitude,
ou on laisse à droite la piste 1904.
125 Km : Ta88ent, oasis de verdure en
montagne, au pied du djebel Bab n-Ouayad
dont l'arête faîtière s'élève à une altitude
comprise entre 2 300 et 2 800 m.
132 Km : on atteint le plateau des Lacs,
pays élevé, rude et pauvre, parsemé de lacs.
On remarquera bientôt à gauche le lac Tislit,
dans un cadre de roches mauves et rouges.
Une autre piste longe sa rive Nord et mène
au lac Isli (12 Km).
Une belle légende est attachée à ces
deux lacs dits « de la fiancée » et « du
fiancé ». On raconte en effet qu'il y a
longtemps, deux jeunes gens qui s'aimaient
d'un amour tendre avaient décidé de se marier.
Mais leur appartenance à deux tribus rivales
interdisait cette union. Les larmes qu'ils
versèrent alors formèrent les deux lacs
136 Km : Imilchil . Audelà, la route
remonte la vallée de l'asif Melloul qui
trace son ruban de verdure dans un paysage
particulièrement aride, à la beauté dépouillée.
142 Km : laisser à gauche une piste pour
Midelt , pittoresque, mais difficile.
148 Km: Takkat n'Sountat, à 426 m.
166 Km : Agoudal, ou les fiancés d'Imilchil
venaient autrefois faire bénir leur union.
Poursuivre vers Alt Hani.
A droite, une très belle piste part en
direction des gorges du Dadès
188 Km : col de Tighoughizïn, à 2700
m d'ait., d'ou l'on redescend sur le versant
saharien du Haut Atlas.
202 Km : Ait Hani, ksar des Aït Haddidou,
ou l'on rejoint la piste du Todgha au pied
du massif des Aït Morghad, culminant à 2
921 m.
212 Km : Tamtattouchte, porte d'accès
aux gorges du Todgha
245 Km : Tineghir
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