LAAYOUNE

Le principal centre économique des provinces sahariennes se développe à proximité de l'embouchure de la Seguiet el Hamra, fleuve mythique auquel J .M.G. Le Clézio fait référence dans Désert. Alors qu'on pouvait la croire perdue dans son Sud lointain, la ville a vu croitre son importance économique grâce au voisinage du gisement phosphatier de Boukraa, à la proximité des Canaries, et à la volonté du gouvernement marocain. Ville en pleine expansion, Laayoune bénéficie d'un plan d'urbanisation résolument moderniste.

Les fruits du volontarisme. Laayoune a profité de la volonté d'organiser le développement de ces territoires. A ce titre, elle a bénéficié de nombreux investissements de l'État marocain. A partir de Tarfaya, et dans tout le Sud saharien, un grand nombre de produits sont subventionnés et les fonctionnaires jouissent d'un double salaire. Ces dispositions ont largement contribué à la venue de cadres du secteur privé ou public. On verra à Laayoune assez peu de Sahraouis vêtus des amples vêtements bleus traditionnels. On remarquera en revanche nombre de gadgets électroniques et autres produits de grande consommation dans les magasins.

La ville s'organise autour d'une vaste place de conception futuriste qui regroupe toutes ler administrations. Les bâtiments ont été conçus dans un style moderne respectant l'architecture saharienne classique.

A voir entre autres édifices le palais des congrès, la mosquée, un centre artisanal. Les rues rectilignes sont bordées de maisons généralement basses, le plus souvent coiffées de coupoles.

La plage de Foum El Oued, à Laayoune-Plage (baignade sure), et le port d'embarquement de Laayoune se trouvent à environ

25 Km au Sud-Ouest. de la ville. Un impressionnant convoyeur automatique relie directement les quais aux plaines de phosphates de Boukraa, à ; une centaine de kilomètres.

Au départ de Laayoune

- Smara (240 Km Est ; route goudronnée ; se renseigner sur l'ouverture de cette route au tourisme). Une ville au passé historique prestigieux, et il ne subsiste que le souvenir. Suivre depuis Laayoune la route de boukraa sur environ 70 Km, puis prendre gauche en direction d'Itgui et Smara.

Smara est le nouveau chef-lieu de province, crée à quelques kilomètres au sud  de la Seguiet el Hamra, à l'emplacement de la ville sainte créée par le cheikh Ma el Ainin et à l'édification de laquelle participèrent des artistes venus de Fès, Tanger et Tétouan. La kasba, protégée par une enceinte percée de cinq portes, formait un ensemble de dix-huit bâtiments au milieux desquels se trouvait la résidence privée du cheikh.

La grande mosquée, dont il subsiste piliers et la coupole, occupait la partie Nord-Est de la ville. Une riche bibliothèque, des écoles coraniques, des silos, des réservoirs, des bains, des écuries, d'importants faubourgs où se tenaient les souks complétaient l'ensemble.

Plusieurs stations de gravures rupestres au voisinage de Smara : Asli, ed Sélouan, Oued Miran, etc.

Au delà de Smara, la route se dirige vers le Nord et traverse quelques kilomètres plus loin la Seguiet el Hamra ,proprement dite.

- Boukraa et Guelta Zemmour : 8 km ; se renseigner sur l' ouverture de cette route au tourisme). La route de Boukraa remonte une partie 1'oued Khat, affluent de la Seguiet el Hamra, et se sépare de la route de Smara au bout de 70 km.

- 105 Km : Bonkraa, au centre des gisements phosphatiers de ce nom, existés par la société Phosboucraa ;

L’office chérifien des Phosphates détient aujourd'hui une participation majoritaire.

Le gisement, connu depuis 1947, comprend trois bassins principaux, dont celui d'Itgui, exploité au départ de Boukraa. Les réserves y sont estimées à 950 millions de m3 de minerai de haute teneur, près de 2 millions de m3 étant exploitables à ciel ouvert.

- 258 Km : Guelta Zemmour, étape caravanière autour d'un bassin d'eau potable (guelta) alimenté durant 6 mois de l'année et autour duquel viennent paître les troupeaux des Reguibate.

3 - De Laayone à Dakhla (542 Km par la nouvelle route goudronnée ; se renseigner sur l'ouverture de cette route au tourisme). Quitter Laayoune en direction de Laayoune- Plage. Filer plein Sud et longer la côte atlantique jusqu'aux portes de la Mauritanie.

- 25 Km : port d'embarquement des phosphates de Boukraa, ou peuvent être chargés des minéraliers de 100 000 tonnes.

- 110 Km : Lemsid, non loin de la koubba de Sidi Mohammed Bou Gambour.

- 199 km : Boujdour, à proximité du cap du même nom, a été atteint par les Portugais dès le XVe s. Ce territoire est peuplé par les Filalis, originaires du Tafilalet.

Boujdour (15167 hab.) est le chef-lieu du Tiris el Gharbia, la plus méridionale et la plus grande des provinces marocaines (100120 km2). Une unité de dessalement de l'eau de mer y a été construite. Phare d'une portée de 200 milles, élevé en 1965.

- 480 Km environ : c'est dans ces parages que passait l'ancienne frontière (qui

Avait été établie en avril 1976) entre la Mauritanie et le Maroc.

- 503 Km : Hassi Lahyad, intersection. A droite, direction Dakhla (39 Km). A gauche, la route continue plein Sud pour passer la ligne du tropique du Cancer et descendre vers Lagouira et la Mauritanie; la zone est contrôlée par l'armée, et la frontière mauritanienne est fermée.

- 542 Km : Dakh1a. Alors que de Laayoune jusqu'à Dakhla l'océan vient se fracasser contre les falaises d'un coup s'offre la magnifique lagune du Rio de Oro, avec sa quiétude et ses eaux turquoises où se reposent nombre d'oiseaux migrateurs. C'est le « paradis de la pêche », très apprécié par les amateurs de surf-carting. La région est également réputée pour la beauté de ses fonds sous-marins, et les autorités tentent d'y développer le tourisme.

Dakhla a été fondé par les Espagnols en 1884 sous le nom de Villa Cisneros, qui devint plus tard une étape de l'Aéropostale. La ville est située vers l'extrémité de l'étroite et longue presque du même nom, qui ferme à l'Ouest la baie de Rio de Oro

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