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MARRAKECH
Comme Fès, Rabat et Meknès,
Marrakech a le privilège d'être une ville makhzen, c'est à dire
impériale. Elle jouit également d' un prestige particulier : celui
d'avoir donné son nom au pays tout entier. L'attraction de la
prestigieuse cité fondée au XI par les Almoravides, aujourd'hui la
troisième ville du royaume, s'exerce encore au delà de la barrière
montagneuse du Haut Atlas, jusqu'aux confins sahariens. Marrakech
est aussi la grande métropole berbère où
affluent, du Haut Atlas et de l'extrémité ouest du Moyen Atlas, de
rudes montagnard au type ethnique affirmé, et les gens de l'Ani
Atlas et des vallées présahariennes, du Dra surtout, où le métissage
avec les populations noires est parfois très marqué. La prédominance
berbère dans la population explique sa grande originalité. Celle ci
s'exprime particulièrement sur la place . Jemma el Fna, le
coeur de la ville, où se produisent
conteurs, charmeurs de serpents, jongleurs et autres funambules qui
transforment cette esplanade en un gigantesque théâtre de plein air.
Enfin , Marrakech s'étale largement,
exposant fièrement ses richesses et s'annonçant de loin par le
puissant minaret de la Koutoubia qui s'élance au dessus des
remparts, tel un phare dans la plaine du Haouz.
Découvrir Marrakech.
les promenades.
1-Le tour des remparts. long de 19 Km,
flanqués de 202 tours, percés de neuf portes monumentales, les
remparts donnent une bonne idée de l'importance historique de la
ville. 2-Le coeur de la médina
: La Koutoubia et la place Jemma el Fnaa. Jemaa el Fnaa est le coeur
vivant de la ville, tout à la fois marché et lieu de spectacles en
plein air ; ses couleurs et son animation sont devenues légendaires
dans le monde entier. En vue de la place, la mosquée de la Koutobia,
joyau de l'art hispano mauresque lance son splendide minaret vers le
ciel. 3-Les tombeaux Saadiens,
le palais el Badi et le mellah. L'une des promenades le plus
intéressantes sur le plan artistique. Murés par Moulay Ismail, les
tombeaux Saadiens ne furent retrouvés qu 'n 1917. Le palais el Badi
subit aussi les foudres du second souverain alaouite, mais ses
ruines grandioses témoignent toujours de la dynastie sadienne. Tout
proche, le mellah où habitait autrefois la communauté juive de
Marrakech. Quant à la mosquée de la kasba, elle se distingue par son
élégant minaret. 4-Le palais
de la Bahia et le musée Dar Si Said. Deux autres palais remarquables
de Marrakech, construits à la fin du XIX. le Bahia est un véritable
enchevêtrements de cours et d'appartements. Le Dar Si Said, de
dimension plus modeste, abrite un intéressant musée d'art marocain.
5-Les souks. Leur exploration est une
merveilleuse aventure où se laisse entraîner d'une échoppe à l'autre
au gré d'une foule bigarrée.
6-Le nord de la médina. Partant de la médersa Ben Youssef, vous
explorerez les ruelles étroites de cette partie de la médina , à la
recherche des tombeaux des saint de Marrakech, de vieux fondouqs qui
résonnent aujourd'hui de l'activité des artisans ou de belles
fontaines. 7- Les jardins de
Marrakech et le Guéliz. Cette promenade vous permettra de vous
détendre dans les jardins de la ville, loin de la foule et du bruit.
La Mènera est une immense oliveraie très appréciée dans Marrakchis
viennent y pique niquer en famille. Le jardin Majorelle, disposé
autour de la demeure de l'artiste aujourd'hui transformée en musée
d'art islamique, s'inscrit dans la tradition des jardins orientaux.
Entre ces deux havres de verdure s'étend le Guéliz, la partie
moderne de la ville, dont la construction fut décidée par Lyautey
pour loger les administrations et les fonctionnaires du protectorat
: certains bâtiments de cette époque sont encore visibles.
Marrakech à la carte.
Mosquées médersas. Les mosquées ne sont
pas ouverte au public mais certaines présentent des minarets et une
architecture extérieure très intéressants : la moquée de la
Koutoubia, avec son remarquable minaret, la mosquée Ben Youssef. Les
medersas offrent une décoration raffinée qui associe bois sculpté,stucs
et zelliges : parmi elles, la médersa Ben Youssef.
Les jardins. Oasis de pais et
d'harmonie au coeur du vacarme de la ville. La mènera est le plus
vaste d'entre eux ; le jardin Majorelle marie avec bonheur de
multiples essences exotiques; le jardin de l'agdal, planté de
citronniers et d'orangers. Les
palais. ville royale, Marrakech fut embellie par ses souverains
successifs qui se firent construire de somptueuses demeures. Le
palais el Badi, dont il ne reste que des ruines grandioses, témoigne
de la splendeur des Saadiens ; le palais de la Bahia fut construit
par le grand vizir du sultan à la fin du XIX le palais royal,édifié
en 1747 et rénové par Hassan II reçoit le roi sen séjour.
L'artisanat. Les souks, la médina...
Mais aussi des musées : le savoir faire et la créativité des
Marrakchis se découvrent avec les pièces exposées au Dar Si Said, un
ancien palais aménagé en musée - qui doit encore être enrichi. Plus
vivante et chaleureuse, la maison tiskiwin, à coté du Dar Si Said :
Bert Flint, ce passionné de l'artisanat marocain, y a rassemblé une
collection de tapis qui complète parfaitement celle du musée voisin.
Les souks. Les souks de Marrakech
méritent bien leur renommée. Organisé par corps de métiers, ils se
visitent au gré d'une promenade qui vous entraîne vers le souk des
potiers, des vanniers, des dinandiers, des teinturiers, celui des
épices odorantes, le souk des tapis vendus à la criée, ou encore
celui des bijoutiers, à l'atmosphère plus feutrée.
La médina. Le coeur battant de la ville
ancienne reste la place Jemaa el Fnaa, bruissant chaque après midi
et jusque tard dans la nuit des appels des bateleurs, du son
aigrelet des flûtes des charmeurs de serpents, des récit des
conteurs... Les ruelles de la médina contrastent par leur atmosphère
paisible,abritant maisons et jardins derrière de haut murs.
Les fontaines. Au coeur de la médina,
ces fontaines auxquelles s'approvisionnaient les habitants restent
de véritable oeuvres d'art. La fontaine "Ghrob ou Chouf " porte une
façade en bois sculpté. Le bassin rectangulaire de la fontaine el
Mouassin a quant à lui bénéficié d'une restauration.
Vivre Marrakech.
Petit déjeuner. Dans l'un des cafés de
la place Abd EL Mou men ben Ali, au centre du Ghéliz, on sert café
crème et croissants frais. On y lira son quotidien du matin en
lézardant paresseusement sur la terrasse, sous le soleil.
Aller au hammam. Détente et vigueur
nouvelle garantis avec un bain de vapeur suivi d'un massage et d'une
douche froide.
Les roses de Guéliz. Vous rentrez en
France depuis l'aéroport de Marrakech , Pourquoi ne pas ramener un
souvenir odorant et coloré : une brassée de roses que vous trouverez
au marché de Ghéliz. Les marchands, coutumiers du fait; vous les
emballeront dans un paquet très commode que vous porterez à
l'épaule comme une sorte de carquois.
Prendre un thé. Sur la terrasse de l'Hôtel
de France qui donne la place Jemma el Fnaa, en fin de journée, au
moment où l'activité commence à battre son plein. Ou bien au dernier
étage du café Panorama, sur l'avenue Mohammed V, à Guéliz : on y
découvre l'une des plus belle vues sur Marrakech, avec au loin les
hauteurs de l'Atlas qui s'enflamment au soleil couchant.
Spécial lune de miel. En calèche au
clair de lune. On ne peut rêver promenade plus romantique à travers
les ruelles de la vieille ville. Et pourquoi ne pas terminer la
balade à la Mamounia ou dans l'un des superbes restaurants de la
vieille ville.
Escargots et panse farcie. On mange
les premiers dans des bols, debout devant les stands qui les
proposent aux amateurs. La panse se sert grillée, à la table de
l'une des innombrables gargotes d la place Jemma el Fna, dès le
coucher du soleil.
Une autre expérience culinaire ; à la
rupture du jeûne, pendant le mois de Ramadan, on dégustera l'un de
ces restaurants improvisés une harira brûlante, épaisse et épicée.
Le souk des chameaux. Tous les jeudi à
la sortie de la ville en direction d'Essaouira. Ames sensibles
s'abstenir : ces braves bêtes sont vendues comme animaux de bat,
mais aussi comme viande de boucherie ; on les égorge tôt le matin.
Sortir le soir. Cabaret, night clubs
... Au casino de la Mamounia ou à celui du Saadi, la chance vous
permettra peut être de vous payer une chambre dans l'un de ces deux
palaces.
Marrakech mode d'emploi.
Quant visiter? La saison idéal celle ou
l'on ne peut être incommodé par la Chaleur, s'étend de novembre
ou décembre jusqu'en mai. Le festival de Marrakech, qui a lieu début
juin, pourra clore avec bonheur un séjour au printemps.
S'orienter. La ville se divise en
quartiers qui correspondent aux différentes étapes de son histoire.
- La médina, c'est la vieille cité
entourée de ses remparts, son monuments le plus évident étant le
minaret de la Koutoubia. En son centre , la place Jemma el Fnaa, sur
laquelle s'ouvrent les souks.
- Le Guéliz, C' est la ville nouvelle,
voulue par Lyautey pour ne pas modifier l'harmonie intérieure de la
vieille ville. Elle est reliée directement à la place Jemaa el Fna
par l'avenue Mohammed V.
- L'Hivernage qui prolonge le Guéliz au
sud est limité par les remparts et les jardins de la ménara . Il
date également du protectorat. De nombreux hôtels y ont été
construits, aérés de grands jardins.
- Le quartier industriel s'étend à
l'ouest du Guéliz, sans plan d'urbanisme précis ; il est dominé par
une colline ponctuée de casernes militaires.
Se déplacer. A l'exception des souks et
de la médina sont la visite n'est concevable qu'à pied, tous les
monuments de la ville peuvent être atteints en voiture ou en calèche.
Le stationnement ne pose pas de problème.
- Les calèches sont nombreuses à
Marrakech et offrent un mode de locomotion agréable et peu onéreux,
à condition toutefois de discuter les prix.
- Les petit taxis jaunes qui assurent
le transport urbain appliquent aussi des tarifs raisonnables, mais
qu'il vaut mieux avoir fixé avant la course.
- Il existe aussi 5 lignes d'autobus
sillonnant les principales artères ; la ligne principales relie le
Guéliz à la place Jemaa el Fna.
S'organiser. Les congés hebdomadaires
sont officiellement le samedi après midi et le dimanche, mais dans
les souks les commerçants préfèrent baisser leur rideau le vendredi,
plus tôt l'après midi Heures de fermeture quotidienne : entre 13 h et
16 h. Les musée et jardins sont ouverte tous les jours mais ferment
généralement à l'heure du déjeuner puis à 18 h.
Proposition de programmes.
Une journée . On se limitera à la ville
ancienne en visitant le matin les tombeaux Saadiens, le palais el
Badi et le palais de la Bahia. De là, on se dirigera vers la place
Jemaa el Fna où il sera temps de s'octroyer un peu de repos ainsi
qu'un déjeuner. On visitera au crépuscule sur la place Jemma el Fna
pour se mêler à la foule des badauds qui prenne possession de
l'esplanade.
Deux jours. On pourra prendre le temps
de flâner davantage ne consacrant par exemple une journée entière à
la visite des souks et de la partie nord de la médina. On terminera
par la place Jemaa el Fna . au moment où l'animation commence à
battre son plein . Le second jour conduira au quartier des palais
au sud de la médina , puis dans l'après midi vers les jardins de la
ville.
Trois jours. C'est la durée minimum
pour faire connaissance avec Marrakech, pour y flâner longuement de
la ville. O, pourra alors sans se presser suivre toutes les
promenades proposées ci dessous , et même trouver le temps d'une
incursion dans la palmeraie.
Une semaine. Marrakech s'aura alors
plus de secret pour vous. Entre les visites, on pourra s'octroyer de
longs moment de détente au bord de la piscine de son hôtel. On
pourra également effectuer de superbe excursions dans les environs :
sur la belle et animée Essaouira, ou alors, si l'on ce craint par la
chaleur, dans les terres ne visitant les cascades d'Ouzoud, la
vallée de l'ourika et l'Oukaimeden.
Marrakech dans l'histoire.
Des fondateurs dédaigneux. Les origines
de la ville assez confuses. Selon Gaston Deberdun, on trouverait à
l'origine de Marrakech un camps créé vers 1070 par Abou Bekr, l'un
des plus valeureux chefs des Almoravides, grands ,nomades sahariens
de la tribu des Lemtouna. On les appelait également les Sanhadja au
litham, c"est à dire au voile, car ils portaient un voile sur la
partie inférieure du visage et un autre sur le front et la tête,
comme les Touareg. Cette tenue leur permettait de railler les autres
populations du Maghreb qu'ils qualifiaient de gobe-mouches.
Abou Bekr construire une kasba, le Qasr
el Hajat, le " château de pierre ", dont les vestiges ont
été
retrouvés au nord de l'actuelle Koutoubia. Quant au campement
groupant les tentes les Lemtouna, des gens d'Aghmat et des Masmouda
de la plaine du Haouz, il fut entouré d une enceinte d'épines de
jujubier.
<<Qui va à la chasse...>> Appelé au
Sahara où venait d'éclater une révolte, Abou Beker confia, en janvier
1071, à son cousin Youssef ben Tachfin le soin de gouverner
les nouvelles possessions almoravides. Devenu pratiquement le maître
de Marrakech, Youssef ben Tachfin dut fonder immédiatement une
grande mosquée dont il ne reste rien. Puis il recruta en Espagne un
corps de mercenaires chrétiens et, au Soudan, deux mille soldats
noirs pour constituer sa milice personnelle. lors du retour d'Abou
Bekr, en 1072 ou 1073, il restait trop fermement installé pour
rétrocéder à son cousin le gouvernement qui lui avait été confié.
La capitale des Almoravides. Ayant
étendu son autorité sur le nord du Maroc, Youssef ben Tachfin
franchit ensuite le détroit de Gibraltar pour s'assurer la
possession de la plupart des principautés musulmanes de la péninsule
Ibérique. Malgré sa préférence, semble t il, pour Fès, Marrakech
profita largement des ses conquêtes, non seulement par l'apport de
riche butins, mais aussi grâce à l'établissement de relations
commerciales , avec l'Espagne notamment. A la mort du grand
conquérant 1106, son fils Ali ben Youssef, souverain guerrier, pieux
et lettré tout à la fois, entreprit de donner à Marrakech son visage
de capitale d'un empire qui s'étendait du Sahara à l'EBRE? de l'Atlantique
à Alger.
La ville s'adonna au commerce avec
toutes les provinces de l'empire et son artisanat se développa. Sans
avoir été aussi florissante que dans la Bagdad des Abbassides, ainsi
que l'affirma le chroniqueur El Marrakchi, la vie intellectuelle y
fut intense.
Les Almohades : fanatisme
destructeur... On sait comment , succombant aux querelles
religieuses, victime de son intempérance et de son fatalisme, la
dynastie almoravides cédera la place aux intransigeants Almohades.
Marrakech, peu éloignée du foyer spirituel des futurs maîtres du
Maroc, sera la première victime de leurs attaques. D7S 1121, Ibn
Toumert et son lieutenant Abd el Mou men y provoqueront des
incidents.
Après un premier échec aux portes même
de la ville en 1128 ou 1130, Abdel el Mou men entreprend une vaste
ronde armée dans le nord du Maroc avant de mettre le siège devant
Marrakech vers juin 1146. La ville est prise d'assaut le 23 mars
1147 et aussitôt mise à sac. Conformément aux ordres donnée par Ibn
Toumert avant sa mort, les Almoravides sot exterminés, leurs
sanctuaires détruits.
... et ardeur constructrice. Se parant
du titre de "Prince des croyants", Abd el Mou mem s'installe dans le
palais d'Ali ben Youssef. Il édifié une première Koutoubia, puis une
seconde juste à coté, et crée de grade citernes et un vaste jardin.
Son successeur, Abou Yacoub Youssef (1163-1184), agrandit sa
capitale par l'adjonction d'un nouveau quartier abrité par un
rempart se soudant à la première enceinte. On lui doit également
l'aménagement d(un grand jardin, qui est sans doute l'actuel Agdal.
Yacoub el Mansour ( 1184-1119), le fils aîné d'Abou Yacoub Youssef,
est un infatigable bâtisseur. A partir de 1185, il dote la ville
d'une nouvelle kasba qui ne comptait pas moins de douze palais, des
jardins, des pavillon, des bassins, une mosquée un oratoire de plein
air pour la prière publique, une kisaria, un hôpital et une place
d'armes où sa cavalerie se livrait à des exercices. L'ensemble,
protégé par une enceinte distincte, contribua à l'élargissement de
Marrakech vers le sud.
Un nouveau centre intellectuel,
L'apogée que connut la ville sous ces trois premiers souverains
almohades se manifesta également dans l'industrie et le négoce par
le renforcement des liens avec l'Espagne musulmane. Comme sous les
Almoravides, Marrakech attira à cette époque de nombreux savants et
poètes, notamment le célèbre philosophe, médecin et savant Averroès
( Mohammed iben Rochd) qui y écrivit son traité de la substance de
l'univers et une partie du Commentaire moyen sur la traité " Du
Ciel" il y mourut en 1198 et y fut inhumé quelque temps avant que sa
dépouille ne soit transférée à Cordoue.
Le déclin. Marrakech souffrit
énormément de la faiblesse des derniers souverains de la dynastie,
de leurs querelles intestines, de leurs luttes fratricides et des
révolutions de palais. Les Mérinides mirent à profit ces événement
: après avoir méthodiquement occupé la région de Fès, ils
attaquèrent la ville qui tomba en 1629. Son conquérant, Abou Youssef
Abd el Haqq, n'y séjourna que deux ans transférant ensuite sa
capitale à Fès.
Une capitale épisodique. Le simple rôle
de métropole du Sud marocains ne convient guère à Marrakech qui
tente à plusieurs reprises de se soulever contre le gouvernement
central , parfois même sur l'initiative de princes mérinides comme
Abou Inan, le fils d'Abou el Hassan.
En 1374, la vice royauté de Marrakech
est concédée à Abd er Rahman ben Ali Ifallousin par le prétendant
Abou el Abbas qui s'installe à Fès, Consacrant la division de l'empire mérinide en deux royaumes antagonistes qui se combattront
pendant une dizaine d'années.
En 1521, un prince saadien, Ahmed el
Araj, occupe Marrakech. Il devra cependant attendre jusqu'en 1524
pour prendre la kasbah. La cité est bien déchue mais il en fait
néanmoins sa capitale. Elle deviendra celle du Maroc tout entier
après que son frère Mohammed ech Cheikh, maître du Sous, puis de Fès
1549, eut décidé de s'y installer en 1554.
Après la conquête de Tombouctou 1591 ,
le saadien Abou el Abbas el Mansour, surnommé ed Dehbi ,fut
de Marrakech sa principale résidence impériale. La ville s'enrichit
de magnifiques constructions, décorées de marbre de Carrare
payé,dit-on, au poids du sucre.
Sous les Alaouite, le siège du
gouvernement st transféré à Fès et à Meknes. De temps à autre,
quelques sultans font toutefois des séjours à Marrakech où ils
marquent leur passage par d'importants travaux.
Moulay el Hassan 1873-1894 y est
proclamé sultan avant d'être reconnu à fès. Son fils Moulay el Aziz
y séjourne de 1895 à 1901. le palais de la Bahia fut édifié sous son
règne par de ses vizirs, Ba Ahmed.
Des velléités de domination. C'est à
Marrakech qu'en 1907, profitant du départ de Moulay Abd el Aziz, son
frère Moulay Abd el Hafid se fait proclamer sultan du Maroc; c'est à
Marrakech encore qu'en 1912, après l'abdication de Moulay Abd el Hafid,
El Hiba se fait également proclamer sultan par ses partisans ( la
population locale, lassée par des années de guerre civile et
d'anarchie, accueillera d'ailleurs avec un certain soulagement l'arrivée
des troupes françaises).
Lyautey, dans le but de sauvegarder le
patrimoine architectural marocain et de séparer les populations fait
appel à l'urbaniste Henri Prost. Celui çi crée à coté de la médina
enserrée dans ses remparts le quartier du Ghéliz, destiné à
l'admiration et aux fonctionnaires du Protectorat. Henri Prost
dessine un plan en étoile aux avenues larges et plantées d'arbres au
long desquelles sont élevés immeubles et maisons. Les premiers
hôtels de luxe, dont la Mamounia, terminé en 1929, sont construis
dans le quartier dit l'Hivernage. Le chemin de fer atteint la ville
en 1928 avec des liaisons vers Casablanca et rabat. En 1930,
Marrakech compte 195000 habitants et ne cesse d'attirer vers elle
une population croissante.
En 1953, avec l'appui du pacha de
Marrakech, le gouvernement français tente de différer l'échéance de
la décolonisation et destitue le souverain régnant. Cependant en
1956, la population de la ville accueille triomphalement, comme dans
le reste du pays, le retour d'exil du roi Mohammed V. Le Glaoui,décédé
peu avant l'indépendance après des excuses publiques au roi, ne
verra pas sa famille dispersée et ses bien confisqués.
Marrakech aujourd'hui
Un phare du touriste: Pour le
tourisme qui l'approche, Marrakech vit essentiellement du tourisme.
Bénéficiant d'un climat enviable toute l'année, d'une architecture
remarquable et d'une grande animation, offrant une vaste palmeraie
et la possibilité de belles excursions dans le Haut Atlas, La ville
accueille chaque année un contingent important de touriste de
passage aussi bien que de séjour. L'aéroport reçoit des vols
charters directs en provenance d'Europe, et l'équipement hôtelier se
place au 2ème rang du Maroc juste après Agadir.
Enfin, si les souks de la médina
abritent de nombreuses boutiques destinées aux touristes, il suffit
cependant de s'y enfoncer pour découvrir un artisanat authentique.
Les aménagements de la ville moderne.
Le quartier de l'Hivernage est surtout composé d'hôtels dont les
prestigieux Saadi et Mamounia, nichés dans des jardins. Le quartier
du Guéliz connaît, lui des transformations permanente; certain
bâtiments de l'époque coloniale sont démolis au profit d'immeubles
de plusieurs étage dont la hauteur, cependant, ne doit pas excéder
celle de la koutoubia. Le long de l'avenue Mohammed V s'alignent
banques, entreprise et bureaux.
1- Le tour des remparts.
Bâtis en pisé et patiemment
entretenus au cours des siècles, les remparts de Marrakech offrent
des couleurs changeantes selon l'heure et la lumière du jour. Tantôt
d'un ocre pale, tantôt d' un rouge flamboyant ils se détachent sur
le bleu du ciel et le vert de la végétation. Ils enserrent le réseau
enchevêtré des ruelles de la médina, préservant ses secrets en ne
s'ouvrant sur la vieille ville que par neuf portes.
Durée : compter 1 h 30 en voiture
pour cette promenade de 12 Km, à faire plutôt le matin ou en fin
d'après midi, lorsque les rayons du soleil sont suffisamment à
l'horizontale pour jouer sur la muraille.
Départ : place de la liberté.
l'enceinte de la médina fut
construite par l'Almoravide Ali Ben Youssef en 1126-1127, après que
le sultan eut consulté d'éminents juristes et astrologues. Ceux ci
lui auraient conseillé d'attendre que la lune entre dans un signe
zodiacal favorable avant de commencer les travaux. Cette enceinte
primitive fut élargie lors des agrandissement successifs de la
médina, notamment à l'époque almohade, lorsque Yacoub el Mansous créa
sa kasba, et sous les Saadiens, lorsque le quartier de Sidi bel Abbès
fut incorporé à la ville. La muraille est constituée d'argile et de
chaux. haute de 6 à 8 m, voire 9 m par endroits, sa largeur
varie entre 1,40 m et 2 m. Le chemin de ronde ne faisait que 0.60 m
de large.
De la place de la liberté, prendre
au nord vers Bab Doukkala. A droite subsiste une partie de
l'ancienne Bab er Raha ou "porte de la poterne", flanquée de deux
bastions crénelés.
Bab Doukkala est d'origine
almoravide. Le nom de Doukkala désignait autrefois un territoire
s'étendant au delà de la médina.
Suivre les rempart en laissant à
droite l'avenue qui conduit à Bab el Khémis. Cette "porte du Jeudi"
s'ouvre sur la route de Fès et date des Almoravides. Ses vantaux
auraient été rapportés d'Andalousie par un prince de cette dynastie.
A l'este Bab ed Debbagh, la " porte
des tanneurs " , a conservé son système de passage compliqué, à cinq
coudées. Elle ouvrait autrefois sur le quartier des tanneurs qui, en
raison des odeurs nauséabondes se dégagent des peaux séchées, se
trouvaient cantonnés hors de la médina. Ceux ci avaient aussi avec
l'oued Issil l'eau nécessaire au trempage des peaux.
Bab Aylen porte le nom d'une tribu
berbère qui résista farouchement aux Almoravides lorsqu'ils
voulurent prendre la ville en 1128 ou 1130. C'est sans doute celle
qui a subi le moins de modifications depuis sa construction.
Les remparts font ensuite un angle
ver le sud ouest, la route s'en éloigne et longe le quartier de Sidi
Youssef ben Ali, saint personnage dont on voit à droite le mausolée
au toit vert.
Patience, résignation et confiance
en Dieu font de ce patron de Marrakech un homologue du patriarche
Job. Atteint de lèpre, il considéra un jour comme faveur
divine le fait qu'un lambeau de sa chair se soit détaché de son
corps malade. il mourut en 1197.
Bab Ahmar, la "porte rouge" , est de
construction alaouite. On accède tout d'abord à une vaste esplanade,
le méchouar intérieur. Sur ce dernier donnent à droite le palais
royal à gauche les jardins de l'Agdal.
Le Palais Royal, Dar el Makhzen, est
de fondation almohade, amis fut agrandi et embelli sous chaque
dynastie. Il a été restauré au début des année 60 par le roi
Hassan II.
Le jardin de L'Agdal est un immense
enclos long de 3 Km et 1.5 Km de large. Planté d'arbres fruitiers
et d'oliviers, il fut aménagé au XIX sur ordre de Moulay Abd er
Rahman ( 1922-1859), et entouré d'un mur d'enceinte renforcé de
tours et percé quelques portes par Moulay el Hassan ( 1873 -1894).
Le jardin conserve deux bassins d'irrigation ; le plus grand ,celui
du Dar el Hana, remonte à l'époque almohade. il se trouve à l'autre
extrémité du jardin dans sa partie sud.
On y accède depuis le méchouar
extérieur par une allée bordé de mirs qui traverse la partie nord du
jardin, laissant de part et d'autre divers pavillons destinés à
abriter , lors des séjours du roi Marrakech, les invités de Sa
Majesté ou les homme de sa garde. Cette allée croise une large
avenue avant de se poursuivre de l'autre coté jusqu'aux bassins de
l'Agdal.
Une porte donne accès au grand
méchouar, vaste esplanade où se tenaient du milieu du XVIII, et durant
le XIX les réceptions royales publiques et les fantasias.
On ressort de l'enceinte par Bab
Ighli. Prendre en biais à droite en direction de la ville moderne.
On laisse ainsi, à 150 m nord de Bab
Ighli, Bab Ksiba, qui donne accès au Derb Chtouka, autrefois défendu
par une kasba élevée par Yacoub el Mansour.
Au delà vers le nord, derrière une
plantation d'orangers, les remparts font un coude : à l'angle se
trouve Bab er Robb.
Bab er Robb, la "porte du raisin",
avait un rôle défensif important. elle tient son nom de la
réglementation imposée pour l'entrée du vin cuit dans la ville, qui
ne se faisait que par cette porte.
Derrière Bab el Robb , à l'intérieur
de la médina, s'élève Bab Agnaou, qui ouvre sur le quartier des
palais.
On longe à droite un cimetière où se
trouve le mausolée de Sidi es Soheyli, l'un des sept patrons de
Marrakech ( 1115 - 1185 ).
En arrière s'ouvrait Bab Ech Charia,
porte aménagée par les Almohades et aujourd'hui murée.
Bab el Jédid se situe en face de la
longue avenue rectiligne menant à la Ménara.
Bab el Makhzen ouvrait autrefois sur
le kasba almoravide d'Abou bekr et de Youssef ben Tachfine. Elle
était réservée aux sultans.
Retour place de la liberté.
2- La Koutoubia et la place Jemaa el
Fna.
Le haut minaret de la Koutoubia
attire immédiatement le regard. Chef-d'oeuvre de l'art
hispano-mauresque à Marrakech il servit de modèle à l'édification de
la Giralda de Séville, il domine la place Jemaa el Fna, le coeur
vivant de la ville. Il faut s'arrêter plusieurs heures sur cette
esplanade pour profiter pleinement de l'ambiance et flâner entre
bateleurs, diseurs de bonne aventure ou vendeurs d(aphrodisiaques.
C'est à la tombée de la nuit que l'animation bat son plein. Sur la
place, deux restaurants, le Glacier et l'Hôtel de France possèdent
des terrasses d'où l'on peut observer à son aise touts les
spectacles offerts.
Accès : place de la liberté,
emprunter l'avenue Mohammed V , elle pénètre à l'intérieur de la
médina, puis aboutit au pied de la Koutoubia.
La mosquée de la Koutoubia , ou "mosquée
des Libraires ", doit son nom au souk des libraires qui, selon Léon
l'Africain, comptait cent boutiques de marchand de manuscrits
installées à ses pieds. Sa grande allure architecturale et , à
l'intérieur, sa richesse décorative en font l'un des joyaux les plus
purs et les plus achevés de l'art hispano mauresque.
La construction actuelle fut
précédée d'un palais de pierre bâti par Abou Bekr, et que le sultan
almohade Abd el Mou men fit raser pour le remplacer par une mosquée.
Ce sanctuaire ne semblant pas être orienté convenablement par
rapport à la Mecque, il fut immédiatement remplacé par un second,
mieux orienté, qui conserva cependant le même minaret. L'édifice fut
inauguré en 1158 : Abd el Mou men entendait ainsi fixer le souvenir
de sa conquête pour la postérité, mais aussi réaliser avec éclat sa
promesse de consacrer de nouveaux sanctuaires après la démolition
des mosquées almoravides. Ces dernières étaient considérées comme
mal orientées.
Plus vraisemblablement, le sultan
assouvissait ainsi l'implacable désir de vengeance de son
prédécesseur, Ibn Toumert, qui avait exigé que l'on purifiait la
ville de cette façon.
La mosquée de la Koutoubia, l'une
des plus vastes de l'Occident musulman plus large que profonde ( 90
m por 60 m), comprend 16 nefs perpendiculaires au mur de la qibla et
une nef médiane plus large. Elle s'articule sur un plan en T avec
sept travées couvertes de sept coupoles. Sa cour rectangulaire est
bordée sur deux cotés par des portiques à quatre nefs.
Le minaret de la Koutoubia, commencé
avant la construction du secont sanctuaire par Abd el Mou men, fut
achevé par son petit fils Yacoub el Mansour (1184-1189).
le magnifique décor extérieur, d'une
grande souplesse et d'une harmonie quasi parfaite, est différent sur
chaque face. Il combine la peinture sur enduit, à ornements floraux
et épigraphiques, le réseau d'entrelacs en relief, où s'intercalent
les peintures, le bandeau de grands carreaux de faïence, à filet
blanc sur fond turquoise, et les arcatures, parfois entremêlées.
Au noed de la Koutoubia, à
l'emplacement de l'actuel square Abd el Mou men,s'élevait la kasba (
Dar el Hadja), fondée vers 1070 par Abou Bekr et achevée, ou
renforcée, par Youssef ben Tachfine. Sur les ruines de celle ci, Ali
ben Youssef (1106-1143) avait fait ériger un palais dont on a
découvert également plusieurs vestiges. Entre l'emplacement de la
kasba et la moquée actuelle, on a dégagé les reste (bases de
piliers, mur de qibla) de la première Koutoubia almoravide.
Au Sud sur la place Youssef ben
Tachfine, dans un simple mausolée chaulé à blanc reposeraient les
restes du grand sultan almoravide.
En face de la Koutoubia, le Dar
Moulay ali, une belle demeure marocaine de la fin d XIX, est
aujourd'hui occupé par le consulat de France.
A 150 m de la Koutoubia s'ouvre la
place Jemaa el Fna.
La place Jemaa el Fna. Le nom de
Jemaa el Fna signifierait la "réunion des trépassé", et son origine
serait due aux impitoyables exécutions par lesquelles un Khalifa du
sultan punissait autrefois ses ennemis, ou supposés tels ; on y
exposait, à l'occasion, les têtes des exécutés.
Autre temps, autre moeurs... mais le
spectacle, sur la place Jemaa el Fna, est toujours là.
Jemaa el Fna n'est pas loin de
représenter ce "forum" dont les urbanise modernes rêvent de doter
les cités du futur, non plus simple endroit de discussion des
affaires publiques, mais centre de vie urbaine dans toutes ses
manifestations, anime d'une vie collective.
La place ne se regarde pas seulement
, il faut y passe un moment, se plonger dans la foule et, comme
elle, déambuler de baladin en échoppe,d'étalage en funambule. il y a
d'abord, le martin, un immense marché : les marchands de délicieux
verres de jus d'arranges pressées, de fruits, légumes, sucreries,
remèdes, vannerie, quincaillerie, occasions diverses, placage d'or
pour les dent et dentiers complets aux choix. souvenirs pour
touristes,etc. Le spectacle commencent aussi souvent dès le
matin. La place presque entière appartient alors aux conteurs,
devins, diseurs de bonne aventure, bouffons, baladins, amuseurs,
lutteurs, acrobates, jongleurs, charmeurs de serpents, danseurs et
curieux. C'est le théâtre populaire avec une multitude de scènes
autour desquelles suivant ses goûts, le public fait cercle. On
assiste alors au spectacle total du théâtre contemporain qui réclame
la participation du spectateur. Un conseil : ayez sur vous de la
monnaie, le théâtre, cela se paie, surtout si l'on veut
photographier. Attention aussi aux pickpockets.
A l'heure du dîner, Jemaa el Fna
devient restaurant de plein air : d'innombrables étals s'illuminent
et les gargotiers interpellent le promeneur.
L'épaisse harira fumante et brûlante
emplit les bols, les poissons grésillent dans la friture, une
épaisse fumée se dégage des brochettes...
3- Les tombeaux Saadiens, le palais
el Badi et le mellah.
Avec la suivante, cette promenade est
l'une des plus enrichissantes sur le plan artistique que l'on puisse
effectuer à Marrakech. Elle permet de découvrir divers monuments
caractéristiques de l'art islamique, et de trouver des havres de
repos bine éloignés de la fébrilité de la place Jemaa el Fna ou de
l'animation des souks. A noter que le palais el Badi est le cadre,
chaque année, du remarquable festival folklorique de Marrakech.
Durée : compter 1 h 30 à 2 h environ ;
commencer la promenade avant 10 h le matin et l'arrivée des groupes.
Départ : Bab Agnou. Stationnement
possible place des Ferblantiers ou après Bab Berrima, sur le parking
aménagé le long du palais el Badi.
Bab Agnou, juste à coté de Bab er Robb,est
une merveille de l'art Almohade. Agnaou est un mot berbère qui
signifie " bélier dans cornes et sans vois". Cette porte a perdu
les deux tours qui l'encadraient à l'origine.
Selon la légende, les divers éléments
de la porte auraient été amenés d'Andalousie par les Maures chassés
d'Espagne ; on affirme aussi parfois qu'elle est d'origine
portugaises. Quoi qu'il en soit, elle est souvent citée dans les
textes anciens à propos de l'exposition de corps et de têtes de
suppliciés. C'est par cette porte que Yacoub el Mansour entrait dans
son palais. Sa fonction était surtout décoratives car elle
n'abritait qu'un seul corps de garde. Construite en pierre calcaire
bleue du Guéliz, elle a été rougie par le sable du désert apporté
par le vent. Sa frise décorative est remarquable et forme un
magnifiques encadrement dans lequel s'inscrivent quatre arcs en
plein cintre successifs tous décorés différemment.
Après avoir franchi Bab Agnaou et
tourné à droite, on découvre au détour d'une ruelle coudée le
minaret de la mosquée de la kasba.
La mosquée de la kasba fut construite
par Yacoub el Mansour très probablement en même temps que els autres
parties de la kasba, c'est à dire entre 1185 et 1190. Elle a été
restauré par le sultan saadien Moulay Abdallah, puis par l'Alaouite
Sidi Mohammed ben Abdallah, mais les remaniements récent lui ont
fait perdre beaucoup de son cachet ancien.
Au sud de la mosquée, au fond d'une
petite impasse, apparaît la porte d'entrée des tombeaux saadiens.
Les tombeaux Saadiens sont entourés
d'une haute muraille isolant de la kasba deux mausolée.
Bien qu'ayant déjà servi de nécropole à
deux émirs hintata et même au sultan mérinide Abou el Hassan, mort
en 1351, le lieu ne devint nécropole royale qu'avec l'inhumation du
prince saadien Mohammed ech Cheikh en 1557. Son fils, qui lui avait
élevé une koubba, y fut enterré à son tour en 1574. Moulay Ahmed el
Mansour, après y avoir fait inhumer sa mère lalla Messaouda en 1591,
y fit faire de grands travaux d'embellissement. il y fut lui même
naturellement enterré ainsi que ses trois successeurs. Voulant
effacer le souvenir de ses prédécesseurs, Moulay Ismail fit murer l'entrés
des tombeaux où l'on ne pouvait plus pénétrer qu'à partir de la
mosquée de la ksba. Pour ainsi dire, les tombeaux ne furent
découverts qu'une 1917 par le service des beaux Arts et des Monuments
historiques, à qui l'on doit leur restauration et l'aménagement d'un
nouvel accès.
Revenir à Bab Agnaou et suivre sur une
centaine de mètres environ la rue Okba ben Nafaa, qui longe les
remparts de la ksba vers le nord. Tourner ensuite à droite pour
rejoindre la place des Ferblantiers.
Selon la tradition, Bab Berrima fut
créée par Moulay Ismail pour faciliter la sortie des matériaux
du palais el Badi. Elle donne accès au quartier de Berrima et au
mellah où, sur ordre de Moulay Abdellah (1557-1574), fut rassemblée
vers 1558 la population juive.
Passer sous la porte surmontée de tours
où nichent des cigognes, et longer le mur de droite pour accéder, au
fond d'une impasse, à l'entrée du palais el Badi.
Le palais el Badi. les ruines
grandioses de ce palais servent de cadre au festival annuel du
folklore marocain.
Cinq mois après avoir vaincu les
troupes portugaises à la fameuse "bataille des Trois Rois", le 4
août 1578, Ahmed el Mansour décida de sa faire construire à coté de
ses appartements privés un immense palais de réception destiné aux
fêtes et aux audience solennelles. commencés dès la fin de
l'an 1578, les travaux devaient poursuivre jusqu'à la mort de
souverain , en 1603. On ne sait rien de l'architecte qui en dessina
les plans , mais on peut penser qu'il était d'origine andalouse et qu'il sut s'entourer d'artistes
européens, italiens par exemple. Au cours de son voyage en Italie ,
Montaigne a noté que, près de Pise, des ouvriers "taillaient
cinquante colonnes de marbre d'une très grande hauteur pour le rois
du Maroc en Berbérie tout ce marbre, assure un chroniquer,était
payé poids pour poids en sucre. Pour se faire une idée de cet
incomparable, il ne nous reste plus que les description admiratives
des visiteurs de l'époque. En effet, Moulay Ismail, jaloux de ce
joyau, le fit abattre. La démolition commencée vers 1696, dura une
dizaine d'année. La plus grande partie des matériaux fut utilisée
pour les palais impériaux de Meknès, mais il n'est guère, dit on ,
de cité maghrébine qui n'en reçut quelques fragments.
De ce palais où les marbres, les onyx,
les riches mosaïques, les plafonds de stuc et les revêtements de
feuilles d'or constituaient un décor féerique, il ne subsiste plus
aujourd'hui que les structures.
Le mellah. Fondé en 1557 par les
Saadiens, le mellah était entouré d'une enceinte percée de deux
portes,l'une ouvrant sur le cimetière actuel, l'autre sur la ville.
Jusqu'en 1936, il est resté le plus important quartier juif du
Maroc, avec 16000 habitants , depuis 1956, ce sont essentiellement
des musulmans qui y vivent. Ses ruelles tracées à angle droit
abritent un souk aux tissus,épices,légumes,paisible et bien
achalandé.
Avant le coude de la rue qui longe le
mellah, sur la petite place face au palais de la Bahia s'ouvre à
gauche le soul des bijoutiers, autrefois entièrement tenu par les
juifs. On y trouve surtout des bijoux en or. En tournant à droite,
on arrive à la Bahia.
Le palais de la Bahia et le musée de
Dar Si Said.
Quoique de construction plus récente,
voici encore deux beaux palais de Marrakech. Le premier est
l'exemple d'une riche demeure princière réaliste à la fin du siècle
dernier,quant au second, sa visite constitue une véritable
initiation à l'artisanat marocain.
Durée : de 1 h à 1 h 30, en fonction du
temps passé au musée ; venir le matin avant 10 h pour éviter les
groupes.
Accès ; en voiture, on peut se rendre
jusqu'aux abord du palais de la Bahia : stationnement possible soit
dans l'avenue Houmman el Ftouaki, soit place des Ferblantiers, soit
sur un petit parking qui se trouve en face de la ruelle conduisant
au Dar Si Said que l'on atteint en passant devant le Bahia par la rue
Riad Zitoun el Said.
Le palais de la Bahia fut érige sur
l'ordre de Si Moussa, grand vizir du sultan Sidi Mohammed ben Abd er
Rahman, et par son fils Ba Ahmed, grand vizir et favori des sultans
Moulay el Hassan et Moulay Abd el Aziz, vers la fin du XIX.
L'architecte El Haj Mohammed ben Mekhi el Mifioui, nourri de
traditions andalouses et instruit par l'officier français Erckmann,
mit sept ans pour construire. De ce fait en arabe, on emploie l'expression
" la Bahia est enfin terminé" à propos d'une affaire complexe restée
longtemps sans solution.
Suivre la rue Riad Zitoun el Jédid. On
passe devant un bureau de poste à gauche avant d'atteindre le
parking. En face , à droite de la rue , une porte s'ouvre sur une
ruelle où sont alignées des boutiques d'artisans et de bazaristes.
On pourra s'arrêter à la maison
Tiskiwin pour découvrir une intéressante collection rassemblée par
Bert Flint montrant différents matériaux et techniques
traditionnellement utilisés dans les arts marocains. Au cours de la
visite, on pourra admire une cour intérieure superbement décorée
datant du XIX.
La première bifurcation à gauche mène
au musée Dar Si Said.
Le Dar Si Said est une belle demeure
marocaine de la fin du XIX construite par le frère de Ba Ahmed, Si
Said, qui fut chambellan et vizir de Moulay el Hassan. C'est depuis
193 un intéressant musée d'art marocain, mais dont les collections
souffrent de ne pas être enrichies ni renouvelées.
-Si vous êtes venu en voiture jusqu'au
palais de la bahia, il vous faudra renter par le même chemin.
-Si vous étés venu à pied, vous pouvez
plus directement rejoindre la place Jemaa el Fna: revenez à la rue
Riad Zitoun el Jedid et continuez à la suivre vers le nord , 300
mètres au-delà du passage par lequel vous avez gagné le Dar Si Said,
la rue des Banques, à gauche, vous ramène à la place Jemaa el Fna.
Les souks.
l'exploration des souks est une
merveilleuse aventure et réclame une disponibilité totale. avec le
spectacle de la place Jemaa el Fna, point de départ et
d'aboutissement de cet itinéraire, c'est un véritable festival au
sein d'un univers des plus dépaysants. Tout le Maroc vous saute au
visage : couleurs, bruits, parfums agressent et déroutent le
promeneur, l'entraînant et le bousculent d'une échoppe à
l'autre,l'incitent à pénétrer plus avant dans le dédale des ruelles
qui se couvrent d'écheveaux de laines colorées ou de lattes
protectrices des rayons du soleil, ou bien s'aèrent soudain pour
former une placette sur laquelle surgit l'attrait de nouvelles
activités.
C'est peut être aussi, et avant tout,
le contact avec les gens qui vous retiendra le plus. Cette foule
bigarrées vous appelles, vous retient, vous ignore, vous attire dans
son mouvement. Elle est formée de tout un peuple d'origine
saharienne, montagnarde et berbère,issu des classes les plus variées
de la société. Vivant au coeur même de cette médina elle se brasse
au rythme de ses occupations. Ne craignez pas de vous égarer, il y
aura toujours quelqu'un pour vous aider à retrouver votre chemin.
Enfin, que vous ayez ou non l'intention d'acheter, vous serez
certainement envoûté par l'atmosphère incomparable de ce gigantesque
bazar. N'oubliez pas de marchander et prenez votre temps avant de
conclure un achat. Le prix peut diminuer de moitié ou atteindre même
parfois le tiers de celui proposé au départ.
S'organiser : cette promenade peut vous
prendre une journée complète ; tout dépend de cotre capacité à
résister aux milles tentations que recèlent les boutiques. Comptez
néanmoins un minimum de deux heures de visite. Si vous ne prévoyez
pas de faire une promenade suivante,voyez au moins la médersa Ben
Youssef,l'une des plus belles constructions de Marrakech. Attention
les boutiques du souks ferment le vendredi.
Départ : la place Jemaa el Fna; cette
promenade ne peut être faite qu'à pied.
Achat: pour obtenir des pris de
référence, vous pouvez vous rendre auparavant à l'office artisanal,
avenue Mohammed V.
Depuis l'Hôtel de France sur la place
Jemaa el Fna, suivre l'allée qui prend juste en face et s'engage à
travers le souk de potiers. Après un coude à droite ceux ci cèdent
la place aux marchand de fruits secs et d'écorces de noyer, dont les
Marocains se servent pour se blanchir les dents. Au bout de
l'allée on arrive à Bab Smarine,l'entrée principale des souks de
Marrakech. Généralement,c'est ici que les guides indésirables
attendent leur proie.
La rue du souk Smarine est occupée par
de nombreux marchands d'étoffes. Après l'avoir longée sur 200 m
environ, s'ouvre à droite une ruelle avec des boutiques
d'apothicaires et des marchands de verroterie. On vous proposera
peut être des boules d'ambre, mais la plupart sont synthétiques.
Cette ruelle conduit au Rahba Kedima.
Avant de l'atteindre, un passage à droite conduit à une petite place
où est installé le souk Larzal, consacré aux laines. Ce sont
principalement des femmes qui viennent vendre et acheter les
écheveaux de laine brute ou déjà teinte.
Le Rahba Kedima, la " Vieille place",
est un ancien marché aux grains qui fut aussi un marché aux
esclaves. il est en partie bordé de boutiques d'apothicaires qui
proposent une invraisemblable variété de produits inattendus, et
fournissent sorciers, guérisseurs ou magiciens en potions de toutes
sortes. Le centre de la place occupé par des étals de légumes, de
fruits et de volailles.
A gauche s'ouvre le principale marché
aux tapis, le souk Zrabia, la criée berbère, où règne une intense
activité lorsque vendeurs et artisans écoulent les tapis au plus
offrant. En prenant à gauche à l'intersection au centre du Souk
Zrabia, on rejoint la rue principale du Souk el Kebir,dans lequel on
s'engagera à droite.
On passe devant le souk des bijoutiers
pour arriver à la hauteur des kisarias. Cet ancien centre est formé
de nombreux couloirs éclairés par des lanterneaux qui s'ouvrent au
milieu des plafonds en bois cèdre. Ces galeries, fermées par des
portes monumentales, abritent de nombreux magasins d'habillement.
les jeans et veste en peau ont remplacé les vêtements traditionnels.
Continuer dans la rue du Souk el Kebir,fief des maroquiniers.
En continuant tout droit, on arrive à
une place sur laquelle donne la médersa Ben Youssef. Si vous
n'envisagez pas de suivre la promenade suivante, le détour est
impératif.
On atteint la rue du souk Cherratine,
que l'on suit à gauche. Au bout de cette petite rue, tourner à
gauche dans le soul Smata, le souk des babouches, caractéristiques
avec son odeur de cuir et les minuscules échoppes de babouchiers.
Sur la gauche on retrouve les anciennes kisarias dont on vient de
faire le tour.
Arrivé sur une toute petite place,
tourner à droite en direction du soul Haddanie. Tout de suite à
droite s'ouvre le souk du cuivre, où l'on pourra observer l'habileté
des artisans qui façonnent le métal à l'aide de petits marteaux.
Dans le souk Hadaddine officient les forgerons : on y trouvera
notamment de belle lampes en fer forgé. La petite ruelle à droite au
coin de la rue Bab Doukkala est occupée par des ateliers.
Revenir sur ses pas jusqu'au nouveau du
souk du cuivre et prendre la ruelle à droite. Elle abrite le souk
des Chouaris, où l'on tresse les fibres du palmier nain pour
fabriquer les paniers et les couffins doubles pour les ânes (chouaris).
Dans ce souk, on sculpte également des cuillers et des récipients en
bois de citronner ou de noyer.
En tournant à gauche au bout du souk
des Chouaris, on parvient rapidement au souk des teinturiers.
Les écheveaux suspendus en guirlandes
multicolores sur des cannes de roseaux constituent un décor
extraordinaire sans cesse renouvelé. Les colorants naturels jadis
utilisés ont fait place aux teintures chimiques mais les procédés
sont restés les même. Pareils à des magiciens, les homme s'activent
autour d'énormes chaudrons noirs pour obtenir des nuances variées.
En suivant à droite la ruelle, on
rejoint la mosquée el Mouassin. En la suivant à gauche, on retrouve
le souk des babouches. A droite la rue Smarine ramène au souk el
Kébir d'où l'on pourra rejoindre Bab Smarine, point de départ de
cette incursion dans les souks.
Le Nord de la Médina.
L'attrait majeur d'une promenade dans la partie Nord de la médina
réside dans la visite de la médersa Ben Youssef et de la koubba el
Baadiyn.
Si seuls ces deux objectifs retiennent votre attention, vous pourrez
les visiter en effectuant un petit détour au cours de vos
déambulations dans les souks. Pour le reste, l'excursion vous
conduira à travers les quartiers populaires de la vieille ville où
se trouvent les mausolées de quelques uns des saints de Marrakech et
de vénérables mosquées. Les uns comme les autres étant inaccessibles
aux non musulmans,l'intérêt touristique demeure assez limité. En
revanche, la promenade peut être très intéressante pour qui veut
approcher la vie quotidienne des Marrakchi.
Durée : compter un minimum de 2 h 30 à
pied.
départ: la mosquée Ben Youssef, que
l'on atteint depuis Bab Smarine en suivant tout droit la rue du souk
Smarine puis le souk el Kébir.
La mosquée Ben Youssef était à
l'origine almoravide, mais elle fut remaniée au XVI, puis au début
du XIX, de sorte qu'il ne subsiste pratiquement rien sa construction
initiales. Son puissant minaret de pierre s'élève au dessus des
toits de tuiles vertes vernissées à plus de 40 m de hauteur.
La koubba el Baadiyn qui date du XII, a
été construite sur un plan rectangulaire. Les grands côté sont en
arc de fer à cheval brisé. Cet édifice a été dégagé du sol en 1948.
Emprunter une ruelle à droite du jardin
d'enfants installé contre la mosquée Ben Youssef, pour atteindre un
passage couvert sous lequel se trouve à droite la belle porte
d'entrée de la médersa Ben Youssef.
La médersa Ben Youssef est l'un des
monuments les plus remarquables de Marrakech. Cette école de
théologie coranique fut fondée par le sultan mérinide Abou el
Hassan, au milieu du XIV. Elle a été entièrement reconstruite en
1564-1565 par le Saadien Moulay Abdallah, comme l'attestent les
inscriptions gravées sur les chapiteaux de la salle de prière et sur
le linteau de la porte d'entrée. Moulay Abdallah en fit la médersa
la plus importante de tout le Maghreb.
Vers le quartier des tanneurs et Bab ed
Debbagh. En tournant à droite en sortant de la médersa et après un
coude à droite, suivre tout droit jusqu'au bout de la rue qui
aboutit sur la place de Moukef. Continuer ensuite dans la même
direction par la rue de Bab ed Debbagh, qui prend légèrement à
droite de la rue précédente, et conduit à la porte du même nom. Dans
sa première partie jusqu'à la place Moukef, la promenade permet de
découvrir d'anciens fondouqs transformés aujourd'hui en ateliers. La
rue de Bab ed Debbagh est bordée d'ateliers de tanneurs ; le marché
aux peaux brutes se trouve au pied de Bab ed Debbag.
Revenir à la mosquée Ben Youssef et
suivre au nord la rue Baroudienne, puis la rue Amesfah. Celle ci
fait un coude à droite à hauteur d'une belle porte en briques rouges
ouvrant sur un quartier d'habitations.
Un peu plus loin,fontaine monumentale
dite Chrob ou Chouf. Sa façade, en bois sculpté d'inscription
cursives te coufiques, est protégée par un auvent. Près de là. un
foudouq : il en existe 140 à Marrakech, occupés actuellement par des
familles ou par des artisans. Prendre aussitôt la première à gauche,
un passage voûté qui est prolongé par la rue de Bab Taghzout.
Bab Taghzout est une ancienne porte de
ville de l'enceinte almoravides. Sous le règne de sidi Mohammed ben
Abdallah, le quartier de Sidi bel Abbès fut annexé à la ville. Bab
Taghzout devint alors une porte intérieure.
Le souk el Mjadlia, ou souk des
passementiers, que l'on atteint, au delà de Bab Taghzout, en prenant
sur la droite est installé dans un passage couvert à galeries
latérales soutenue par de gros piliers, fermé par des portes. il fut
construit en 1849-1850 par Sidi Mohamed ben Abd er Rahman. Au bout
du souk, le visiteur non musulman se heurtera à l'un des accès de la
mosquée Sidi Bel Abbès, à l'intérieur de laquelle il n'est pas
autorisé à pénétrer.
La mosquée et la medersa de Sidi bel
Abbès ont été élevées par le sultan Saadien Abou Farès en 1605. A
côté, le mausolée, érigé par Moulay Ismail, fut restauré à plusieurs
reprises. il est l'objet d'une vénération particulière de la part
des marchands, des agriculteurs et des aveugles ; les offrandes en
espèces sont distribuées chaque soir aux pauvres.
Revenir sur ses pas pour traverser à
nouveau Bab Taghzout, puis prendre la rue à droite au fond de la
place qui la suit. Après un coude à droite, suivre la première rue à
droite la porte de la zaouia suivante se trouve juste après le
premier coude à gauche.
La zaouia de Sidi ben Sliman el Jazouli
groupe plusieurs fondations pieces autour de la tombe de l'un des
sept patrons de la ville. C'est une interessante construction de
l'époque Saadienne partiellement reconstruite dans la seconde moitié
du XVIII par Sidi Mohammed ben Abdallah. Son accès est interdite aux
non musulmans.
N7 vers la fin du XIV, Sidi ben Sliman
el Jazouli es Sembali se prétendait descendant du Prophète. Mystique
profond, il se fit aussi le champion de la guerre sainte contre les
Portugais et exerça sur le pays une influence qui inquiéta parfois
les sultans. il est l'autour du Livre des preuves manifestes de la
piété, ouvrage très respecté dont il existe de jolies copies
enluminées.
Revenir sur ses pas, laisser à gauche
la rue empruntée depuis Bab Taghzout, et continuer tout droit. Au
bout de la rue tourner à droite en vue d'une vaste place puis à
gauche dans la rue Dar el Glaoui en laissant à droite la petite
mosquée de Sidi bou Ameur . Continuer jusqu'au croisement de la rue
Bab Doukkala.
Le Dar el Glaoui construit au début du
siècle par le pacha de Marrakech est une magnifique demeure masquée
par de hauts murs. Une partie est utilisée actuellement comme
bibliothèque. Une autre a été restaurée et sert à recevoir des chefs
d'Etat.
Prenant la rue Bab Doukkala sur la
gauche, on tournera plus loin à gauche dabs la rue el Mousassin.
Le mausolée de Sidi Abd el Aziz date du
règne de Sidi Mohammed ben Abdallah (1757-1790).
En sortant du mausolée, reprendre à
droite la rue el Mouassin jusqu'à la petite place où se trouve la
grande mosquée el Mouassin
La grande mosquée el Mouassin a été
érigée entre 1562-1563 et 1572-1573 par le sultan saadien Moulay
Abdallah sur l'emplacement, dit on, d'un ancien quartier juif. Son
nom rappellerait celui d'une éminente famille de chérifs du
quartier.
La fontaine el Mouassin , de
proportions monumentales, fut aménagée en même temps que l'oratoire
voisin. Le bassin de droite, protégé par un portique orné de plâtres
sculptés et de linteaux de bois ouvragés, est lui même précédé d'un
auvent de bois peint.
Tourner à droite et prendre la rue el
Ksour.
La petite mosquée de Sidi Moulay el
ksou est reconnaissable à son élégant minaret mérinide ( 1331) orné
d'entrelacs curvilignes sur fond d'émail vert.
Moulay el Ksour est le surnom de Sidi
Abdallah el Ghezouani, l'un de sept patrons de la ville, mort à
Marrakech en 1528. Sa renommée avait été telle qu'elle avait porté
ombrage au sultan Ouattasside de Fès qui l'avait fait incarcérer.
Revenir à la rue el Mouassin qui
conduit à la place de Bab Ftouh et, de là, à la place Jemaa el Fna.
Les Jardins de Marrakech et
de Guéliz.
cette promenade pour laquelle vous
devrez disposer d'un véhicule cous conduira vers le calme de deux
jardins célèbres de Marrakech, la Ménara et le jardin Majorelle,
bien loin de la cohue de la vieille ville. En chemin, vous
découvrirez le Guéliz la partie moderne de la ville.
Durée : compter au moins 2 h 30,
davantage si l'on souhaite d'attarder pour profiter du calme des
jardins.
Départ : depuis Bab el Jédid, prendre
l'avenue de la ménara qui conduit aux jardins du même nom.
La Ménara une vaste oliveraie au plan
géométrique est , au même titre que le minaret de la Koutoubia, l'un
des symboles de Marrakech. Au loin se profile la chaîne de l'Atlas
tandis que le ravissant pavillon Saadien se reflète dans l'eau. Les
Marrakchi y viennent en famille prendre le frais ou même
pique-niquer
les fins de semaine à la belle saison.
La Ménara est enclose dans une enceinte
de pisé de 1200m de long sur 800 m de large. Après les Saadiens, les
Alaouite entretinrent ce grand verger. Le dernier aménagement
important eut lieu au XIX, sous le règne de Sidi Mohammed ben Abd et
Rahman ( 1859-1873). les canalisations convergent vers le vaste
bassin central, creusé sans doute dès l'époque almohade au XII, qui
fut remis en état par Sidi Mohammed. Près du bassin, on visitera un
charmant pavillon à toiture pyramidale de tuiles vertes.
A l'étage, grand balcon à balustres
sous une grande arche datée de 1896-1870. A l'intérieur, peut être
serez vous surpris par le très grand nombre de prise électrique:
elles servent à alimenter le matériel des cinéaste et photographes
de mode pour sui le pavillon de Ménara constitue un décor
incontournable.
Reprendre sa voiture ; par Bab el Jédid,
gagner la place de la Liberté d'où part vers la gauche l'avenue
Mohammed V,l'artère principale du quartier du Guéliz.
Le Guéliz. Dans le Guéliz vit la
Marrakech moderne, celle des embouteillages le long de l'avenue
Mohammed V, celle des cafés aux terrasses toujours remplies d'une
population essentiellement masculine. Sur des larges trottoirs
ombragés se croisent des jeunes filles en minijupes et des femmes
dissimulées sous leur voile, tandis que les marchands de journaux
et de cigarettes, les cireurs de souliers s'installent à l'ombre des
arbres en fleurs. Chaque avenue, chaque rue offre une essence
différente : amandiers , orangers, jacarandas, formant d'énormes
bouquets mauves. Et le long des haies qui bordent les maisons
coloniales poussent jasmins et bougainvillées.
L'avenue Mohammed V est l'axe principal
du Géuliz,bordé de commerces, de cafés,d'hôtels et de banques.
Autour de trois rond point, les places de la Liberté, du 16 Novembre
et Abd el Mou men ben Ali, rayonnent rues et avenues. A l'angle de
l'avenue Mohammed V et de la rue Souriya se trouve le marché couvert
où abondent fruits, légumes et fleurs, mais aussi céramiques et
vanneries.
En dépit de nombreuses destructions
effectuées pour construire des immeubles plus élevés, quelques
bâtiments coloniaux subsistent. L'immeuble Gidel à l'angle de
l'avenue Mohammed V et de la rue de la Liberté est à voir pour son
hall d'entrée de style colonial, orné de fresques naïves.
De place Abd el Mou men ben Ali
emprunter le boulevard Zerktouni puis l'avenue Yacoub el Mansour
pour gagner le jardin Majorelle.
Le jardin Majorelle fut créé dans les
années 2 par le peintre Jacques Majorelle, puis restauré par le
couturiers Yves Saint Laurent au début des années 60
Environs de Marrakech.
On peut effectuer au départ de la ville
quelques agreables excursions aussi bien dans la palmeraie que dans
le Haut Atlas dont les premiers pentes sont à une trentaine de
kilomètres.D'autres, plus lointaines,seront des étapes au cours d'un
itniraire au départ de Marrakech. Tel est le cas de Demnate ou des
cascades d'Ouzoud.
1-Le tour de la palmeraie.
( Circuit de 22.5 Km à faire en fin
d'après midi en voiture, la visite en calèche étant un peu trop
longue ; route très étroite mais asphaltée) La palmeraie de
Marrakech s'est hélas dégradée en perdant peu à peu sa fonction
agricole pour devenir une zone hôtelière ou résidentielle, mais
reste une promenade intéressante si l'on dispose de sa propre
voiture.
De la place de la Liberté, suivre
l'itinéraire du tour des remparts.
2.5 Km : poursuivre tout droit par la
route qui franchit l'oued Issil.
4 Km : tourner à gauche.
le circuit de la palmeraie permet de
voir quelques îlots d'agriculture encore épargnés par les
spéculateurs immobiliers. La route se déroule sinueusement dans la
palmeraie, souvent bordée de murs en pisé délimitant des enclos. 13
000 ha sont ainsi couverts de végétation. Sous les bouquets de
palmiers assez espacés s'étendent des champs et des vergers.
6 Km : au centre de la palmeraie a été
aménagé un vaste complexe de loisirs ainsi que des habitations de
standing.
La suite de l'itinéraire, quittant peu
après la palmeraie, ne présente d'autre intérêt que de regagner le
centre ville par un autre chemin.
10.5 Km : la route vient longer l'oued
Tensift, limite nord de la palmeraie.
12.5 Km : on rejoint la route venant de
Casablanca ; prendre à gauche.
Sur la droite, la colline de Guéliz a
donné son nom à la ville moderne. On y a exploité, depuis l'époque
almoravide, des carrières de calcaire dur qui a servi à l'érection
de plusieurs monuments de Marrakech.
22.5 Km : Marrakech.
2-Tameslouht.
Quitter Marrakech en direction de
Taroudannt.
5 Km : suivre à droite la S 507 vers
Amizmiz.
15 Km : prendre encore à droite.
18 km : Tameslouht, important centre
religieux de la plaine du Haouz, entouré d'orangeraies et
d'oliveraies. On ne visite pas les deux zaouias, fondées au XVI par
le chérif Abdallah ben Hossein el Hassani, à qui l'on attribue de
nombreux miracles. La residence de ses descendants est une réplique
des kasbas seigneuriales du Haut Atlas, ses propriétaire, s'étant
ralliés au Glaoui, ont subi la meme opprobre et se sont vu
dépossédée de leurs biens laissés à l'abandon.
3- Amizmiz.
Quittez Marrakech en direction de
Taroudannt. 5 Km plus loin, suivre à droite la S507 vers Amizmiz.
34 Km : pont sur l'oued Nfis, en aval
du barrage de lalla Takerkoust, construit de 1929 à 1935 et retenant
un lac de 7 Km de long.
54 km : Amizmiz . Cette grosse bourgade
comprend une zaouia fondée par Sidi el Hossein ben Messaoud, une
kasba et un mellah. Important marché le mardi, où l'on pourra
acheter des poteries sobrement décorées.
4- Aghmat.
Probablement fondée par les Berbères
Haouara avant l'islam, elle était vers la fin du X la capitale d'une
petite principauté. Conquise en 1058 par les Almoravides, elle est
dépeuplée au profit de Marrakech. Encore habitée à l'époque almohade
dotée d'une médersa sous mes Mérinides, elle est ensuite abandonnée.
Le mausolée de Moatamid Ibn Abbad et de
sa femme se dresse sur la place. Ce lettré andalou régnait à Seville
à la fin du XI lors de la Reconquête, il fit appel à l'émir
almoravide Youssef Ibn Tachfin, mais par un retournement de
situation, les émirs andalous durent combattre les Almoravides qui
s'emparent de Séville en 1091. Moatamid Ibn Abbad est alors fait
prisonnier et emmené à Aghmat où il meurt quatre ans plus tard.
A voir encore dans la région.
Demnate (99km) , la route du Tizi n
tichka ; Telouet (137 Km) ; la vallée de l'Ourika ; L'oukaimeden ;
Le Djebel Toubkal ; la route du Tizi n Test ; Tin Mal (104Km)
Au départ de Marrakech.
1- De Marrakech à Béni Mellah par
le Tadla (194 Km).
Béni Mellal est la première étape du
grand itinéraire touristique qui, de la ville impériale du Sud,
conduit à la ville impériale du nord Fès.
Quittez Marrakech en suivant la route
du tour de la médina puis suivre la P24.
17 Km : laisser à droite la route de
Tazzerte et Demnate.
84 Km : El Kelaa des Sraghna, gros
bourg en partie enfermé dans une enceinte et chef lieu d'une
préfecture. Marché le vendredi.
122 Km : route à droite pour Bzou.
Situé à 10 Km sud. Bzou est formé d'un
ensemble de village joliment situés sur les collines boisées qui
bordent la rive gauche de l'oued el Abid. A proximité, la cascade de
Tamla est alimentée par des sources vauclusiennes issues de petites
grottes où les femmes viennent bruler des cierges dans l'espoir de
devenir mères.
148 Km : carrefour, près de la sucrerie
des Ouled Ayad.
A droite, une route (1811) qui se
transforme rapidement en mauvaise piste ( véhicule tout terrain
nécessaire) conduit aux gorges de l'oued el Abid. On dépasse d'abord
Moulay Aissa ben Idriss (23km), petit village à proximité d'un
marabout couvert de tuiles vertes ( moussem en mars)
Selon la légende, Moulay Aissa, fils d'Idriis
II, le fondateur de Fès, serait mort sur le territoire des Ait Attab.
Pour punir cette tribu, Moulay Idriss, qui commande aux éléments,
fait périodiquement souffler sur le pays de celle ci un violent vent
d'este, le chegui, qui dessèche le sol.
On arrive ensuite à l'entrée des
gorges, superbe et impressionnant canon peuplé de singes. D'après
une autre légende,cette cluse aurait été creusée par Sidi bou
Meouane, dont le tombeau se dresse sur un mamelon voisin. Selon
Charles de Foucaud ,l'ancien pont fut édifié par le sultan Moulay
Ismail. Au delà, on pourrai rejoindre les cascades d'Ouzoud (46km)
La route de Béni Mellal traverse la
riche plaine agricole du Tadla.
175 Km : route à droite pour le lac de
Bin el Ouidane.
183 Km : autre route à droite pour le
même lac.
2-De Marrakech à Béni Mellal par
l'Atlas.
Moins rapide que le précèdent, cet
itinéraire offre en revanche les beaux paysages de l'atlas, où se
succèdent gorges, cascades, lacs et foret profondes.
Quittez Marrakech en suivant la route
du tour de la médina.
17 Km : Bifurquer à droite en direction
de Tazzerte.
48 Km : pont sur l'oued Rdat, l'un des
cours d'eau de l'enfer,d'après les habitants du payes,car il
ravageait tout, autrefois, sur son passage ; ses crues auraient pris
fin à la suite d'une prière de Sidi Rahal.
50 Km : Sidi Rahal, près d'une zaouia
et d'une kasba. Marché le vendredi. Sur la rive droite du Rdat,
petit sanctuaire Judéo musulman.
57 Km : Tazzerte, village groupant
quatre superbes kasbas érigées par divers membres de la famille des
Glaoua, dont celle de Sidi Madani, la plus ancienne. Marché le
lundi.
68 Km : zaouia Taglaout, appartenant à
la secte des Nasiria de Tangrout,fondée vers la fin du XVIII. Ce fut
un temps une véritable hostellerie ouverte aux habitants de la
vallée du Dra qui allaient dans le Nord ou en revenaient.
A droite s'embranche une jolie route
conduisait à Timinoutine ( 12km), au pied du barrage Moulay Youssef,
construit de 1966 à 1971 sur l'oued Tessaout. il s'agit d'un énorme
barrage de terre compacté permettant l'irrigation de quelque 30000
ha dans la plaine de Tessaout.
79 Km : à droite Tidili des Ftouaka,
entouré de vergers.
82 Km : El Arba des Hamadna,
emplacement de marché du mercredi, dans un joli site, près d'une
source abondante au milieu des oliviers.
84 Km : prendre à droite vers Demnate,
non loin du pont d'Imi n Ifri.
98 Km : Amadghous : prendre à nouveau à
droite vers Tanant et Azilal. On traverse un plateau couvert de
cultures alternat avec des peuplements de palmier nain,d'asphodèle
et d'aubépine. Par moments, belles vues sur le Haut Atlas et le
Moyen Atlas à droite.
116 Km : Tanant, petit centre
administrif. Panorama sur le Djebel Azourki, longue arête rocheuse
particulièrement remarquable en hiver et au printemps, lorsqu'elle
est couverte de neige.
A 2 Km environ, par un sentier,
cascades de l'oued Tainit, bouillonnant dans une gorge formée de
roches stratifiées.
Au delà de Tanant, la route traverse le
pauvre pays d'Entifa où de distance en distance, s'élèvent des
Tighremt hautes habitations fortifiées flanquées de tours
quadrangulaires, érigées en moellons ou en pisé et pourvues de
courtines percées de meurtrières.
139 Km : route à gauche les cascades d'Ouzoud.
Au delà des cascades, piste très difficile pour l'oued el Abid.
141 Km : Ait Taguella, village comptant
plusieurs tighremt éparpillées sur un plateau broussailleux planté
d'amandiers. On franchit un peu plus loin le col d'Imi n Zmaiz: vue
sur le djebel Ghat et le djebel Azourki.
161 Km : Azilal, Pour ceux qui
disposent d'une voiture tout terrain, Azilal est le point de départ
idéal pour accéder à la haute Vallée des Ait Bougmez.
162 Km : autre piste à gauche pour les
gorges de l'oued el Abid. Malheureusement très difiicile pour les
voitures de tourisme,celle ci passe près de l'Akka n Tisekht,
gouffre profond qui bordent de haute falaises stratifiées.
180 Km : du haut d'un col ,beau
panorama sur le lac et le barrage de Bin el Ouidane.
188 Km : la route passe sur le barrage.
Un peu plus loin, second barrage dit d'Ait Ouarda suite de vues sur
le lac d'Aval dominé par plusieurs par plusieurs vieilles kasbas.
206 Km : Belvédère à gauche de la
route. Vue aérienne sur la plaine.
218 Km : Afourer, gros village au pied
de la montagne de Bin el Ouidane, à l'orée de la plaine des Béni
Moussa.
224.5 Km :on rejoint la grande route de
la plaine. Prendre à droite.
243 Km : Béni Mellal.
3- De Marrakech à Essaouira.
Quitter Marrakech en suivant l'avenue
Hassan II.
22 Km : pont sur l'oued Nfis, affluent
de l'oued Tensift. Les villages des environs sont construits en
terre. Sur les terrasses on aperçoit des réserves à grains réalisées
à l'aide de roseaux enduit de pisé.
70 Km : près de Chichaoua, les ruines
d'une très ancienne sucrerie jettent une lumière nouvelle sur
l'histoire et l'économie du Maroc d'autrefois. On aperçoit à gauche
les importants vestiges d'un aqueduc qui alimentait au XVI une
sucrerie découverte et fouillée à partir de 1948 par Berthier.
73 Km : Chichaoua, où se trouve une
coopérative de vente des tapis dits de chichaoua. Marché le
dimanche.
84 Km : petit col, entre deux massifs
tabulaires ruiniformes ressemblant à des meules de grain,d'où leur
nom de Rhi.
98 Km : Sidi Moktar, près d'un marabout
et d'une zaouia reconstruits au XIX. Marché le mercredi.
Dans les environs se trouvent les
territoires occupés par les Ouled Besaba qui fabriquent des tapis de
haute laine à points noués dont le motifs, aux couleurs vives, sont
inspirés de ceux de Rabat. On les désigne à tort, sous le nom de
tapis de Chichaoua.
Les Ouled Bou Sebaa appartiennent à la
grande tribu arabe des Ma qil, qui fit son apparition au Maghreb au
XI ou au XII. en même temps que les Hilaliens. Aux XIII ET XIV, on
les signale dans le Tafilalet et dans la vallée de l'oued Dra. Vers
le milieu du XIII, les Mérinide durent lancer contre eux plusieurs
expéditions pour les soumettre à leur autorité, mais ils se
réveillèrent par la suite à plusieurs reprises. Iles durent faire
leur entrée dans cette région au nord du Haut Atlas vers la fin du
XIV, après avoir apporté leur concours à un compétiteur au trône des
Mérinides, Abou el Abbas.
121 Km : Ain Taftecht, hameau
tristement célèbre dans la région par les sanglantes luttes tribales
qui y eurent lieu en 1894, à la mort de Moulay el Hassan.
150 Km : Ounagha. Laisser à gauche la
route de Safi. On traverse peu après une petite foret d'arganiers.
170 Km : belle arrivée sur Essaouira et
la cote atlantique. A la sortie de la foret, la ville se déploie
dans baie, bien abritée au pied de la falaise.
174 Km : Essaouira. |