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TANGER
Tanger (en arabe طنچة
Tandja), est une ville du nord du Maroc Histoire
Si l'on se fie à la mythologie grecque, la ville de Tanger
aurait été fondée par le géant Antée,
fils de Poséidon et de Gaia et devrait son nom à Tingo (ou Tinga !),
femme du fondateur. Antée trouvait sa force au contact de la terre, Hercule l'étouffa en le maintenant en
l'air. Le tombeau d'Antée serait une colline proche de Tanger, le Charf. Sa
position géographique exceptionnelle, et stratégique, a fait pendant longtemps
de Tanger un lieu de convoitise où se sont succédées plusieurs civilisations et
cultures.
Après une présence phénicienne, dont il subsiste deux petites nécropoles, la ville fut
réellement fondée au IVe siècle avant J.C., par les Carthaginois qui en firent un
comptoir (Tingi). En 146 avant J.C., à la
chute de Carthage, la ville est rattachée à la Maurétanie et devient une
colonie romaine (Tingis) liée à la province d'Espagne. Tanger prend une telle
importance, qu'elle devient, vers le IIIe siècle, la capitale de la Maurétanie
Tingitane. Au Ve siècle, Tanger est occupée par
les Vandales. Libérée sous le règne
de Justinien, au début du VIe siècle, elle est rattachée à
l'empire
byzantin.
Le général omeyyade Moussa Ibn
Noussaïr s'intéresse à Tanger pour sa position stratégique et c'est de là qu'en
711, commencera la conquête de l'Espagne
par les troupes de Tarik Ibn Ziad, à qui Gibraltar, entre autres, doit son nom (Djebel Tarik
la montagne de Tarik). Pendant les cinq siècles qui suivent, les dynasties du
Maroc, les Arabes d'Egypte, de Tunisie et d'Espagne se disputent la souveraineté
de Tanger. Les Idrissides, maîtres de Volubilis, les
Omeyyades d'Espagne, s'affrontent
à son sujet pendant plus d'un siècle. Au milieu du Xe siècle, les Fatimides de Tunisie y étendent leur autorité. En 1075, les Almoravides en deviennent maîtres jusqu'en 1149
date à laquelle la ville passe aux Almohades. Elle s'inféode aux Hafsides de Tunis avant de devenir mérinide en 1274.
Après trois tentatives et trois échecs, les Portugais s'en emparent en 1471 et l'occupent pendant
un siècle après lequel les Espagnols s'en emparent, pour la perdre aussitôt au
profit du Portugal, avant d'être cédée à l'Angleterre en 1661 comme dot apportée
par Catherine de Bragance à son époux Charles
II d'Angleterre. Dès 1679 Moulay Ismaïl (Empire
Cherifien Alaouites) entreprend le siège de Tanger qui lui est abandonnée en 1684, sur décision de Charles II estimant son
occupation par les troupes anglaises inutile et beaucoup trop coûteuse.
A la suite de l'aide apportée par le sultan Abderrahman à l'émir algérien Abd El-Kader, les Français
lancent sur Tanger un raid de représailles dirigé par le prince de
Joinville qui bombarde la ville en 1844
et démantèle les fortifications.
Les rivalités européennes pour le contrôle de la ville, porte entrouverte sur
le Maroc, démarrent en cette fin de
XIXe siècle. La France, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne multiplient les missions diplomatiques et
commerciales pour placer leurs pions mettant la ville au centre des rivalités
internationales. En 1880, la convention de Madrid tente de définir les relations
entre les grandes puissances au sujet du Maroc. Poussé par le chancelier
Bulow qui entend rappeler de façon, sensationnelle, que l'Allemagne ne se
laissera pas mettre à l'écart et que la France ne peut modifier l'état politique
du Maroc sans l'autorisation d'une nouvelle Conférence internationale, Guillaume Il débarque le 31 mars 1905 du Yacht
impérial Hohenzollern à Tanger pour quelques heures et dénonce, après un
entretien avec l'oncle du sultan, les visées françaises et espagnoles sur le
Maroc, ce qui provoque une crise diplomatique. En 1906, la conférence d'Algésiras
redéfinit les positions de chacun en Afrique reconnaissant l'indépendance du sultan et
affirmant l'égalité des signataires dans le domaine économique. En 1923 les négociations aboutirent à en faire une zone
internationale. Le 24 juillet
1925, le statut définitif de Tanger est
signé par le Royaume-Uni, l'Espagne, la Belgique, la Hollande, les États-Unis, Portugal, l’Union Soviétique et la France, auxquels
se joindra l’Italie un peu plus
tard.
La ville possède désormais son autonomie financière. On la dote d'une
administration internationale, en particulier d'une assemblée législative,
composée de trente fonctionnaires internationaux désignés par leurs consuls
respectifs et de neuf Marocains.
En juin 1940, après la défaite française,
les troupes nationalistes espagnoles occupent Tanger et permettent, en mars
1941, l'installation du consulat allemand à la mendoubia (résidence du Mendoub)
où flotte le drapeau
nazi. En mars 1944, l'Espagne fait partir le consulat allemand de la
mendoubia avant de retirer, le 9 octobre 1945, ses troupes de Tanger qui
retrouvera son statut international.
Le 10 avril 1947, le sultan Mohammed V,
accompagné du prince héritier Moulay Hassan (futur Hassan II), prononce à Tanger le premier discours qui
fait référence à un Maroc unifié et indépendant rattaché à la nation arabe. En
1956, avec l'indépendance
du Maroc, la conférence de Fedala (8 au 29 octobre) rend Tanger au Maroc.
Une charte royale maintient la liberté de change et de commerce jusqu’en 1960,
année où le gouvernement marocain abolit les avantages fiscaux et Tanger se
retrouve avec un statut identique à celui des autres villes du royaume. Afin
d'éviter une fuite importante des capitaux, Le port de Tanger est doté d'une zone franche. Tanger est adossée aux contreforts du Rif
et se situe dans l'une des nombreuses baies du détroit de Gibraltar tout au nord de
l'Afrique, face à la pointe de l'Europe, elle est au croisement de l'Océan Atlantique
et de la Mer
Méditerranée, dans une baie, entre le Cap Spartel et le Cap Malabata.
Station balnéaire très réputée, et cinquième grande ville du Maroc après Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech et Meknes la population de Tanger approche 650 000
d'habitants.
La wilaya de Tanger s'étend sur une
superficie de 1195 km², dont 863,3 km² pour la préfecture de Tanger-Asilah et
331,70 km² pour la préfecture de Fahs-Beni Makada, créée en avril 1997.
Économie
Deuxième centre industriel du pays après Casablanca, l'industrie est diversifiée : industries
textiles, chimiques, mécaniques, métallurgiques et navales. La ville dispose
actuellement de quatre zones industrielles dont deux ont un statut de zone
franche (la Tanger FreeZone et la Zone franche portuaire). L’infrastructure de
la ville du détroit est importante : un port gérant les flux de marchandises et de
voyageurs (plus d’un million de voyageurs par an) intégrant un port de plaisance
et un port de pêche.
Le chemin de fer
relie la ville avec Rabat, Casablanca et Marrakech au sud ainsi qu’avec Fès et
Oujda à l’est. L’autoroute est opérationnelle depuis l’été 2005 et
relie Tanger à Fès via Rabat (250 Km) et Settat via Casablanca (330 Km). L’aéroport international IBN BATTOUTA est à 15 km
au sud-ouest du centre de la ville.
Station
balnéaire importante, Tanger dispose d’infrastructures hôtelières et
touristiques variées, une baie délimitant le centre ville par le coté est et
s’étend sur plus de 7 km, et d’une médina (ville ancienne) où se développe un
commerce artisanal (maroquinerie,
articles en bois et en argent, vêtements traditionnels et chaussures…).
La ville de Tanger est en passe de devenir une plaque tournante du trafic
maritime commercial avec la construction du port Tanger Med qui a pour vocation
de faciliter le commerce maritime. La ville connaît un exode galopant d’autres
villes et régions du Maroc, ce qui a quadruplé sa population en deux décennies
(1 million d’habitants aujourd’hui contre 250 000 en 1982) et permet
l’apparition de quartiers semi périphériques pauvres au sud de la ville où
l’infrastructure est absente.
Les années 2007-2008 seront particulières pour la ville du détroit à cause de
l’achèvement des grands projets en construction, en l’occurence le deuxième port
Tanger-Méditerranée et ses zones industrielles, un stade de 45 000 places, un
centre d’affaires, des installations touristiques, l’aménagement du centre ville
ainsi que la construction de nouvelles lignes autoroutières et ferroviaires.
L’agriculture dans la
région de Tanger est tertiaire et principalement céréalière.
Les petits taxis sont bleus avec une barre jaune
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