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ZAGORA
" Tombouctou 52 jours de chameau " : toute la
mythologie et la fascination du désert sur ce célèbre panneau... il
signe la vocation ancienne de Zagora, dernière étape de la route
caravanière avant les immenses solitudes des hamadas. Aujourd'hui,
la ville est bien souvent le terme le plus méridional d'un voyage au
Maroc. Pour ceux qui rêvent ici de la grande aventure saharienne,
les environs de Zagora permettent d'effectuer quelques excursions
courtes et cependant dépaysantes.
Centre administratif et gros village près de l'oued Dra, à la
limite des palmeraies de Ternata et de Ferzouata, Zagora n'offre pas
de caractère particulier, mais est cependant très animé ( souk les
mercredi et jeudi ). Sa rue principale, commerçante, se termine
devant le fameux panneau.
Djebel Zagora. Pour atteindre le site de cette forteresse des
Almoravides, au pied d'un piton rocheux, prendre à gauche devant les
casernes, à l'extrémité de la rue principale.
Après avoir franchi de le Dra, emprunter à gauche la piste de
Tamgrout 3 Km plus loin, bifurquer à droite.
La piste, très étroite et sinueuse, mène jusqu'au sommet d'où
découvre un magnifiques panorama sur le fleuve, les palmeraies, le
désert environnant, avec, au loin, la masse dénudée du Djebel
Saghro.
L'excursion est encore beaucoup plus
intéressante lorsque l'on assiste au lever ou au coucher du soleil,
du haut de ce belvédère qui domine toute la région. De la forteresse
édifiée au XI, il ne subsiste en ce lieu que quelques murs
d'enceinte en ruine.
Amazrou est le but d'une superbe
promenade, à effectuer de préférence en fin d'après midi et
accompagné d'un enfant qui vous guidera jusqu'aux premières dunes du
désert.
Peut être aurez vous l'occasion
d'être invité à prendre un thé à la menthe dans l'un de ces
merveilleux jardins clos, à proximité des dunes. Les enfants vous
conduiront aussi vers la kasba des Juifs, souvenir d'une importante
communauté qui instaura ici une tradition artisanale de joaillerie
et de travail de l'argent ( mais attention aux faux...) poursuivre
par les Berbères. La palmeraie recèle de beaux vergers dissimulés
derrière de hauts murs en raison des vents violents qui soufflent
parfois.
Environs de Zagora.
1- Tamgrout. (18 Km sud-est).
Tamgrout doit sa célébrité à une importante zaouïa dont l'influence
s'exerça sur toute la vallée du Dra, sur le Dadès, le Sous et même
l'Anti-Atlas.
La bibliothèque de la zaouïa fut
créée au XVII, par Abou Abdallah Mohammed Bou Naceur, fondateur de
l'école coranique, qui fit venir des ouvrages de tous les pays
arabes. On peut voir, parmi les 4000 manuscrits conservés, des
corans enluminés dont le plus ancien date du XI. Il est possible,
sous la conduite d'un guide, de visiter le tombeau du bienfaiteur de
cette université qui accueille toujours des étudiants. Dans la cour
intérieure du mausolée séjournent des malades qui espèrent recevoir
une guérison miraculeuse. A voir aussi, les ateliers de potiers,
situés en plein air, à l'extérieur de l'enceinte du village.
Au retour, 1.5 Km avant Zagoura, on
pourra emprunter une piste à gauche pour se rendre à Amazrou.
2- Mhamid ( 88 Km compter une
journée pour aller retour). La route emprunte la rive gauche du Dra.
Après avoir dépassé Tamgrout, elle court à travers un paysage
d'amples dunes, traverse l'oued puis, au delà de Anagam, redescend
pour atteindre Tagounit, importante oasis d'une douzaine de Ksour
s'étendant dans le district des Klaoua ( souk le dimanche et le
jeudi).
De Tagounit part vers le nord-est
une piste vers l'oasis de Nesrate, au pied du djebel Tadrart; très
belle dunes.
3 Km plus loin à gauche juste avant
le col de Tizi beni Selmane, une piste mène à la nécropole de Foum
Rjam, qui surplombe le coude du Dra.
Cette nécropole, unique au Maroc,
est composée de plusieurs centaines de tumuli coniques, dont
certains ont plusieurs mètres de hauteurs. Au centre de chacun
d'eux, une ouverture indique l'endroit où se trouve le mort. Des
fouilles ont pu établir que la nécropole daterait de 800 ans avant
J.C. Plus au sud, on aperçoit le vieux village juif de Tidri.
On franchit ensuite le col de Tizi
Beni Selmane à 747 m d'altitude dans la chaîne du même nom. La route
descend vers une large étendue sablonneuse avant de traverser une
belle palmeraie, au centre de laquelle se dresse le Ksar d'Oulad
Driss. Plus loin s'étend la palmeraie de Mhamid ( 73 Km)
Mhamid (88 Km) est le dernier centre
administratif du Dra moyen. La localité est située près du coude qui
fait l'oued en s'infléchissant brusquement vers l'ouest en direction
de l'Atlantique ; l'océan qu'il n'atteindra pour ainsi dire jamais.
Le souk hebdomadaire du lundi, traditionnellement fréquenté par les
hommes bleus, nomades chameliers du désert, a vu son activité
réduite à la suite des problèmes rencontrés par le Maroc sur ces
confins frontaliers.
Dans l'oasis, un Ksar ruiné, connu
sous le nom de Kesbt el Allouj, le fort de la Légion européenne,
témoigne encore de l'activité de cette région du Dra moyen à la fin
du XVI, au temps des Saadiens, à une époque où les échanges
commerciaux avec le Soudan étaient très importants. Le nom de ce
ksar rappelle d'un corps expéditionnaire, formé en grande partie de
chrétiens. réussit à s'emparer de Tombouctou sous le règne d'Ahmed
el Mansour (1578-1602).
Voir également le petit mausolée de
Sidi Allal ben Jbira. Selon la tradition locale, il serait arrivé un
jour pendant une crue du Dra, flottant sur ses eaux.
A voir encore dans la
région.
La vallée du Dra
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